Le gouvernement Carney survit de justesse à la tempête des votes de confiance

Le gouvernement Carney survit de justesse à la tempête des votes de confiance credit : lemorning.ca (image IA)

Le gouvernement Carney respire, mais à peine

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C’est une nouvelle plutôt attendue, mais qui a dû provoquer un soupir de soulagement à Ottawa : le gouvernement libéral de Mark Carney a réussi, encore une fois, à esquiver la crise. Après avoir passé un premier test jeudi, il a survécu vendredi à un deuxième vote de confiance critique. Honnêtement, quand on gère un gouvernement minoritaire, chaque jour est un peu une partie de poker. Et Monsieur Carney, lui, il a encore tenu bon.

Le rejet de l’amendement déposé par le Bloc québécois met fin à une semaine parlementaire, disons-le, profondément chaotique. Mais pour se maintenir au pouvoir, il va falloir continuer de marcher sur des œufs, car un ultime et décisif vote sur le budget attend les libéraux la semaine prochaine.

Un deuxième obstacle franchi, grâce à l’opposition partagée

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Vendredi, le cœur de l’enjeu était l’amendement proposé par le Bloc québécois. Et il faut dire que le résultat du vote était sans appel : 307 voix se sont prononcées contre la motion du Bloc, et seulement 30 voix pour. C’est clair que l’intention du Bloc—qui ne compte que 22 députés—était surtout de mettre la pression et de marquer son désaccord profond avec le budget.

Mais qu’est-ce que ça signifie, concrètement, un vote de confiance? Simple : si la motion du Bloc avait été adoptée, le gouvernement Carney aurait été considéré comme ayant perdu la confiance du Parlement, ce qui aurait précipité des élections. C’est pourquoi les libéraux, mais aussi certains autres, ont dû voter contre, même s’ils n’étaient pas d’accord sur tout. C’est ça, la politique de survie.

La pomme de discorde : les aînés oubliés

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Pourquoi le Bloc était-il si fâché? Leur texte dénonçait un point qui touche beaucoup de gens, surtout nous. Ils trouvaient que le budget Carney était carrément « nuisible au Québec », notamment parce qu’il ne prévoyait aucune augmentation de la pension de vieillesse pour les aînés âgés de 65 à 74 ans. C’est vrai que c’est une drôle de décision : le gouvernement a bien prévu une hausse pour les personnes de 75 ans et plus, mais les plus jeunes aînés sont laissés de côté.

Étrangement, ou peut-être pas tant que ça en politique, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a partagé ces préoccupations. Malgré leur petite taille—ils n’ont que sept députés à la Chambre—leur chef intérimaire, Don Davies, a confirmé qu’ils avaient voté en faveur de la motion du Bloc. Ils veulent plus d’argent pour les soins de santé, un meilleur soutien pour nos aînés, et des mesures plus fortes contre les changements climatiques. C’est tout à fait légitime, non?

L’onde de choc et les défections soudaines chez les conservateurs

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Au-delà du vote, ce qui a vraiment rendu cette semaine « chaotique », comme on l’a dit, c’est ce qui s’est passé dans le camp conservateur. Ouf! On dirait qu’il y a eu des tremblements de terre internes. D’abord, le député Chris d’Entremont a carrément quitté les conservateurs pour rejoindre les libéraux. Imaginez le tollé!

Et comme si ce n’était pas assez, jeudi soir, Matt Jeneroux, un autre conservateur, a annoncé son intention de démissionner. Il y avait des rumeurs depuis plusieurs jours qu’il pourrait, lui aussi, faire le saut chez les libéraux. Il n’a d’ailleurs pas participé aux deux votes de confiance cette semaine. Ça laisse un goût amer dans la bouche de l’équipe de Pierre Poilievre, je suppose. On sent la pression et l’instabilité monter dans l’opposition. Il paraît même qu’on faisait beaucoup de pression pour dissuader certains membres de traverser les lignes.

Les libéraux à deux doigts de la majorité… ou du précipice

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Grâce à l’arrivée de Chris d’Entremont, les libéraux comptent maintenant 170 députés. Ça, c’est important. Pourquoi? Parce que la majorité absolue au Parlement, c’est 172. Ils ne sont plus qu’à deux sièges d’une majorité! Ça change beaucoup de choses dans les négociations.

Cependant, même s’ils sont près, ils n’ont pas encore la majorité. Pour que le gouvernement Carney puisse continuer à fonctionner et faire adopter son budget, il doit encore absolument obtenir soit des votes favorables de l’opposition, soit des abstentions. C’est pour ça que ces votes de confiance sont si risqués. C’est un jeu d’équilibriste permanent, vous voyez?

L’ultime test : la semaine prochaine et la condition de May

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Le vrai gros morceau, le troisième et dernier vote de confiance sur l’ensemble du budget, aura lieu au cours de la semaine du 17 novembre. C’est là que tout se joue. Les libéraux ont déjà survécu au sous-amendement des conservateurs (qui trouvaient le budget trop cher pour le coût de la vie) et à l’amendement du Bloc.

Mais ils auront besoin de soutien. La cheffe du Parti vert, Elizabeth May, a déjà levé la main pour signaler sa position. Elle a indiqué que le gouvernement pourrait obtenir le vote des Verts. Mais attention, il y a une condition! Elle veut voir des engagements plus clairs, plus solides, pour la protection de l’environnement ajoutés au plan budgétaire. C’est sa priorité, après tout. Reste à voir si Carney est prêt à payer ce prix politique pour s’assurer d’une victoire.

Conclusion : Un équilibre fragile et la survie politique

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En résumé, le gouvernement Carney a tenu bon face à deux tentatives de le faire tomber, ce qui est, en soi, une victoire. Cependant, cette survie se fait dans un climat de grande tension, marquée par des défections spectaculaires et des rumeurs persistantes d’instabilité au sein de l’opposition officielle. On a vu que l’enjeu des pensions pour les 65-74 ans est au cœur des débats et des préoccupations du Bloc.

Tout le monde à Ottawa retient son souffle en attendant le vote final sur le budget la semaine prochaine. Si les libéraux parviennent à convaincre les Verts, ou à obtenir quelques abstentions supplémentaires, ils pourront continuer. Sinon… eh bien, disons que les valises sont prêtes pour des élections hâtives. L’équilibre est vraiment, vraiment fragile.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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