Le gouvernement Carney survit de justesse à la tempête des votes de confiance
Adam David - 2025-11-08 03:04
credit : lemorning.ca (image IA)
Le gouvernement Carney respire, mais à peine

Le rejet de l’amendement déposé par le Bloc québécois met fin à une semaine parlementaire, disons-le, profondément chaotique. Mais pour se maintenir au pouvoir, il va falloir continuer de marcher sur des œufs, car un ultime et décisif vote sur le budget attend les libéraux la semaine prochaine.
Un deuxième obstacle franchi, grâce à l’opposition partagée

Mais qu’est-ce que ça signifie, concrètement, un vote de confiance? Simple : si la motion du Bloc avait été adoptée, le gouvernement Carney aurait été considéré comme ayant perdu la confiance du Parlement, ce qui aurait précipité des élections. C’est pourquoi les libéraux, mais aussi certains autres, ont dû voter contre, même s’ils n’étaient pas d’accord sur tout. C’est ça, la politique de survie.
La pomme de discorde : les aînés oubliés

Étrangement, ou peut-être pas tant que ça en politique, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a partagé ces préoccupations. Malgré leur petite taille—ils n’ont que sept députés à la Chambre—leur chef intérimaire, Don Davies, a confirmé qu’ils avaient voté en faveur de la motion du Bloc. Ils veulent plus d’argent pour les soins de santé, un meilleur soutien pour nos aînés, et des mesures plus fortes contre les changements climatiques. C’est tout à fait légitime, non?
L’onde de choc et les défections soudaines chez les conservateurs

Et comme si ce n’était pas assez, jeudi soir, Matt Jeneroux, un autre conservateur, a annoncé son intention de démissionner. Il y avait des rumeurs depuis plusieurs jours qu’il pourrait, lui aussi, faire le saut chez les libéraux. Il n’a d’ailleurs pas participé aux deux votes de confiance cette semaine. Ça laisse un goût amer dans la bouche de l’équipe de Pierre Poilievre, je suppose. On sent la pression et l’instabilité monter dans l’opposition. Il paraît même qu’on faisait beaucoup de pression pour dissuader certains membres de traverser les lignes.
Les libéraux à deux doigts de la majorité… ou du précipice

Cependant, même s’ils sont près, ils n’ont pas encore la majorité. Pour que le gouvernement Carney puisse continuer à fonctionner et faire adopter son budget, il doit encore absolument obtenir soit des votes favorables de l’opposition, soit des abstentions. C’est pour ça que ces votes de confiance sont si risqués. C’est un jeu d’équilibriste permanent, vous voyez?
L’ultime test : la semaine prochaine et la condition de May

Mais ils auront besoin de soutien. La cheffe du Parti vert, Elizabeth May, a déjà levé la main pour signaler sa position. Elle a indiqué que le gouvernement pourrait obtenir le vote des Verts. Mais attention, il y a une condition! Elle veut voir des engagements plus clairs, plus solides, pour la protection de l’environnement ajoutés au plan budgétaire. C’est sa priorité, après tout. Reste à voir si Carney est prêt à payer ce prix politique pour s’assurer d’une victoire.
Conclusion : Un équilibre fragile et la survie politique

Tout le monde à Ottawa retient son souffle en attendant le vote final sur le budget la semaine prochaine. Si les libéraux parviennent à convaincre les Verts, ou à obtenir quelques abstentions supplémentaires, ils pourront continuer. Sinon… eh bien, disons que les valises sont prêtes pour des élections hâtives. L’équilibre est vraiment, vraiment fragile.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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