Le chaos de novembre se profile à l’horizon montréalais
credit : lemorning.ca (image IA)Ah, le transport en commun à Montréal! Quelle histoire, n’est-ce pas? Pour tous ceux et celles qui comptaient sur le bus ou le métro pour se déplacer mi-novembre, il va falloir prévoir d’autres plans. Le syndicat des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro de la Société de transport de Montréal (STM) vient, en effet, de confirmer qu’il y aura deux nouvelles journées de grève. Ces dates, les 15 et 16 novembre, risquent bien de paralyser l’île une fois de plus, comme ce fut le cas le 1er novembre dernier. Ça s’annonce compliqué.Mais, comme si ça ne suffisait pas, le conflit a pris une tournure politique majeure. Le ministre du Travail, Jean Boulet, a l’intention de s’en mêler, et il l’a bien fait savoir. Son objectif? Devancer sa loi pour «serrer la vis» aux syndicats. On sent que la pression monte de tous les côtés, et franchement, on se demande qui va craquer en premier.
Les dates critiques : une nouvelle paralysie confirmée
credit : lemorning.ca (image IA)La STM a reçu l’avis officiel jeudi : la grève est maintenue pour le mercredi 15 et le jeudi 16 novembre. On se souvient tous du 1er novembre, où le transport en commun avait été complètement paralysé. C’est quand même sidérant de penser que des milliers de gens se retrouvent coincés à cause d’un conflit qui semble s’éterniser.La grande question qui reste en suspens, c’est de savoir quels services seront maintenus. Car voyez-vous, la STM et le syndicat n’ont pas réussi à s’entendre sur les fameux services essentiels. Et ça, c’est la source d’une bonne partie du problème, je suppose. Quand les parties ne s’entendent pas, qui tranche?
Services essentiels : le tribunal administratif du travail entre en scène
credit : lemorning.ca (image IA)Puisque les négociations n’avancent pas sur la définition même des services à maintenir (les fameux « services essentiels »), c’est une entité extérieure qui doit décider. C’est le Tribunal administratif du travail (TAT) qui est appelé à trancher la question. Ils vont baser leur décision sur des critères de santé et de sécurité publique.La STM, de son côté, a invité tous ceux qui ont été touchés par la grève du 1er novembre – vous, moi, les entreprises – à contacter le TAT. L’idée, c’est de faire valoir l’impact réel de l’arrêt du service pour que le Tribunal prenne une décision éclairée. C’est une bonne chose, je trouve, que la voix des usagers puisse être entendue, même si c’est indirectement.
Malgré tout, la STM assure qu’elle fait tout son possible pour éviter la grève, notamment via un « blitz de négociations » où les parties se rencontrent tous les jours, même durant la fin de semaine.
L’épée de Damoclès de jean boulet : l’intervention du gouvernement
credit : lemorning.ca (image IA)Le ministre du Travail, Jean Boulet, a clairement exprimé son impatience. Il a réitéré son intention de devancer l’entrée en vigueur de sa nouvelle loi, initialement prévue pour la fin novembre. Cette loi, qui vise à mieux considérer les besoins de la population en cas de conflit, permettrait à Québec d’imposer l’arbitrage.Qu’est-ce que ça veut dire, imposer l’arbitrage? En gros, si un conflit cause un « préjudice grave ou irréparable » à la population, le gouvernement pourrait forcer les parties à se soumettre à un arbitre. Cet arbitre serait une personne objective, indépendante et experte. C’est lui, et non les négociateurs, qui déciderait alors du contenu final de la convention collective des employés en grève. On retire le pouvoir aux deux parties, en somme.
Le ministre a toutefois rappelé un détail crucial : pour que la loi entre en vigueur plus tôt que prévu, il aura besoin de l’appui des partis d’opposition. Sans leur collaboration, l’accélération ne sera pas possible. C’est un jeu politique complexe qui se joue au-dessus de nos têtes, pendant que nous attendons l’autobus.
La vive réaction du syndicat face à l’intervention ministérielle
credit : lemorning.ca (image IA)Évidemment, le syndicat n’a pas vu d’un bon œil les menaces du ministre Boulet. Frédéric Therrien, le président du syndicat, a vertement dénoncé cette approche. Selon lui, en agitant la menace d’une intervention gouvernementale, le ministre est en fait en train de nuire au règlement rapide du conflit.Pourquoi? Parce que, toujours selon M. Therrien, le message envoyé à la STM est clair : « Attendez, et Québec va régler ça à votre place en nous imposant un contrat de travail. » C’est vrai que ça enlève une bonne partie de l’urgence à négocier pour l’employeur. On peut comprendre la frustration syndicale, n’est-ce pas?
L’ultimatum de la nouvelle mairesse de montréal
credit : lemorning.ca (image IA)Il ne faut pas oublier l’administration municipale dans cette histoire. La nouvelle mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, s’est également mouillée. Mercredi, elle a lancé ce qu’on appelle un « ultimatum de 10 jours » aux parties. C’est ambitieux, ça!Elle a affirmé que, idéalement, il ne peut pas y avoir de grève complète à Montréal le 15 novembre. Elle considère cette date comme une « échéance réaliste ». Pour ce qui est de la loi de M. Boulet, elle a indiqué qu’elle laissait à Québec le champ libre pour intervenir jusqu’au 15 novembre. Mais attention : si rien n’est réglé après ça, elle a promis qu’elle ferait pression pour que le gouvernement intervienne. Un peu une course contre la montre.
Le financement qui fait défaut et la colère syndicale
credit : lemorning.ca (image IA)La source du conflit est souvent l’argent, n’est-ce pas? Et là, les nouvelles ne sont pas bonnes du côté du syndicat. Après une rencontre avec la nouvelle mairesse, Frédéric Therrien a rapporté que la Ville ne bonifierait pas le financement octroyé à la STM. Autrement dit, pas plus d’argent à mettre sur la table pour les négociations.M. Therrien a qualifié cela de « manque de leadership » de la part de la mairesse. Il y avait visiblement un espoir que son arrivée débloque la situation, surtout compte tenu de ses promesses sur le transport en commun. La déception est palpable : « Malheureusement, ce qu’elle nous a dit, c’est que ce n’était pas sa priorité. »
Et comme si ce n’était pas assez, rappelons qu’une autre grève est en cours, celle des 2400 employés d’entretien de la STM, qui doit durer jusqu’au 28 novembre. C’est donc une accumulation de problèmes qui frappent le service public.
Conclusion : le compte à rebours est lancé
credit : lemorning.ca (image IA)L’incertitude plane lourdement sur Montréal. Entre l’ultimatum de la mairesse au 15 novembre, la menace d’intervention législative du ministre Boulet, et la détermination du syndicat, tous les ingrédients sont réunis pour une fin de conflit explosive ou, au contraire, un règlement de dernière minute. Nous sommes maintenant dans une course contre la montre, et le temps presse d’autant plus que le Tribunal administratif du travail doit encore statuer sur les services essentiels à maintenir.Le point le plus sensible, finalement, est ce manque de financement affirmé par la Ville, ce qui pourrait bien être le véritable nœud gordien de toute cette histoire. Espérons seulement qu’une solution négociée soit trouvée avant que les usagers aient à subir une seconde paralysie complète en l’espace de deux semaines. Toute la population a les yeux rivés sur les négociations qui se poursuivent sans relâche, même pendant les fins de semaine.