Québec sous le verglas : 200 000 foyers face à la panne géante

Québec sous le verglas : 200 000 foyers face à la panne géante credit : lemorning.ca (image IA)

Un réveil glacial pour le Québec

Le cocktail météo redouté depuis le début de la semaine a finalement balayé le Québec. Si l’intensité de la tempête semble avoir été moins forte que ce que les prévisions laissaient craindre, ses conséquences n’en demeurent pas moins réelles. Ce jeudi matin, la province se réveille avec des impacts bien visibles, au premier rang desquels figurent des pannes d’électricité massives.

Le bilan est lourd : environ 200 000 clients d’Hydro-Québec se sont retrouvés privés de courant au lever du jour. Dans le même temps, la vie quotidienne reste perturbée, de nombreux centres de services scolaires ayant décidé de maintenir portes closes pour une deuxième journée consécutive, laissant les élèves à la maison.

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La montée en puissance des pannes électriques

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La situation a commencé à se dégrader mercredi. Après quelques épisodes de pluie intermittente en début de journée, c’est une véritable « bande de pluie verglaçante » qui a traversé le sud de la province en fin d’après-midi, puis en soirée et durant la nuit. C’est à ce moment précis que le nombre de pannes a grimpé en flèche sur le réseau électrique.

Ce jeudi matin, la carte des interruptions de service montrait des disparités régionales importantes. La Montérégie était la région la plus durement frappée, avec près de 85 000 adresses plongées dans le noir. D’autres secteurs payaient également un lourd tribut : on dénombrait environ 32 000 foyers privés de courant à Montréal et 29 000 en Outaouais.

Le décompte se poursuivait dans le reste de la province. Le Centre-du-Québec affichait 25 000 clients sans électricité, suivi par les Laurentides avec 18 000. Plus loin, la Chaudière-Appalaches comptait 7000 foyers touchés, Laval 6000 et la région de la Capitale-Nationale environ 1000.

Transports et écoles à l’épreuve du gel

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Les conséquences de la tempête ne se sont pas limitées aux foyers. Dans la métropole, les transports en commun ont connu des perturbations majeures. Le Réseau express métropolitain (REM) était toujours à l’arrêt complet au lever du jour sur le tronçon reliant les stations Brossard et la gare Centrale. La cause : une accumulation « exceptionnelle de verglas sur la caténaire sur une portion du réseau ».

La situation des établissements scolaires était quant à elle très contrastée d’une région à l’autre. Alors que certains centres de services scolaires annonçaient la réouverture de leurs portes, de nombreux autres ont fait le choix de la prudence. Invoquant des conditions routières jugées difficiles et les nombreuses pannes de courant affectant les bâtiments, ils ont maintenu la fermeture des écoles pour une deuxième journée de suite.

Une tempête à deux visages qui se déplace vers l’est

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Pendant que le sud-ouest de la province commençait à panser ses plaies, le système météorologique poursuivait inexorablement sa route vers l’est. Au petit matin, Environnement Canada avait déjà commencé à lever ses avertissements de pluie verglaçante dans les secteurs les plus à l’ouest, marquant la fin de l’épisode de glace pour cette partie du Québec.

Mais la tempête changeait de visage. En se déplaçant, elle se transformait en chutes de neige pour les régions de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord. Les prévisions pour ces secteurs annonçaient des accumulations de 15 à 25 centimètres de neige et de grésil. Sur la Côte-Nord, la couche de neige pourrait même atteindre 30 à 40 centimètres par endroits.

Du côté des aéroports de Montréal et de Québec, la situation s’améliorait nettement. Après une journée de mercredi où les annulations de vols se comptaient par dizaines, le trafic aérien était majoritairement revenu à la normale ce jeudi.

Vigilance requise : le vent et le froid compliquent la suite

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Même si le pire du verglas semble passé pour le sud du Québec, la vigilance reste de mise pour les heures à venir. Deux facteurs météorologiques sont désormais à surveiller de près : le vent et une baisse attendue des températures. Cette combinaison pourrait sérieusement compliquer les opérations de déglaçage déjà en cours.

Le vent pourrait fragiliser davantage les branches et les infrastructures déjà alourdies par la glace, provoquant de nouvelles pannes. La chute du mercure, quant à elle, risque de rendre la glace encore plus dure et difficile à déloger, tant sur les routes que sur les équipements électriques. Le retour complet à la normale pourrait donc prendre encore un certain temps.

Selon la source : lapresse.ca