Congé maladie ou business de pizza? Le dilemme qui a coûté sa carrière à un sergent londonien
Simon Kabbaj - 2026-02-27 11:35
credit : lemorning.ca (image IA)
Un vétéran de la police face à la justice

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Après 34 ans de service au sein de la police métropolitaine de Londres, une carrière s’est achevée de manière abrupte. Le sergent Matt Skelt, un policier expérimenté, a été renvoyé pour faute grave. La raison ? Avoir activement géré et promu son service de pizzas mobile alors qu’il était officiellement en congé maladie.
L’affaire, jugée lors d’une audience disciplinaire à Sutton, dans le sud-ouest de Londres, met en lumière la frontière délicate entre la vie professionnelle et les activités personnelles, surtout lorsqu’un agent est jugé inapte au service. Souffrant de problèmes de santé chroniques, M. Skelt se trouvait en arrêt de travail depuis de longues périodes en 2025 et jusqu’en janvier de cette année.
Les réseaux sociaux comme pièces à conviction

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C’est l’activité en ligne du sergent qui a attiré l’attention de sa hiérarchie. Alors qu’il était en congé maladie, des publications sur les réseaux sociaux le montraient très actif dans sa pizzeria. Nasreen Shah, qui représentait l’autorité compétente lors de l’audience, a souligné ce décalage. Des recherches ont montré « qu’il y avait eu des occasions où le sergent Skelt semblait travailler alors qu’il était signalé absent du pour cause de maladie ».
Les preuves étaient précises. Des publications datant de septembre 2025 indiquaient sa participation à plusieurs événements pour y vendre ses pizzas. Il aurait également travaillé deux jours par semaine devant un pub. D’autres publications ont immortalisé cet ancien officier chargé des armes à feu lors d’une fête d’anniversaire ou en pleine promotion de son entreprise sur un marché de Noël.
Une autorisation au cœur du débat

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La situation n’était pas si simple. Le tribunal a appris que M. Skelt avait, dans un premier temps, obtenu l’autorisation de gérer son commerce de pizzas. Un point qu’il n’a jamais contesté. Cependant, un élément clé est venu changer la donne : une lettre datée d’août 2025.
Ce courrier suggérait que son autorisation d’exercer cette activité commerciale était révoquée. La raison invoquée était que cette activité était jugée « incompatible avec son retour progressif au travail et son rétablissement ». Pour le comité disciplinaire, ce document constituait un avertissement clair que le sergent aurait dû prendre en compte.
La défense du sergent : préparer l’avenir

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Face au comité, Matt Skelt a livré sa version des faits. Il a expliqué avoir monté cette entreprise dans un seul but : préparer sa retraite imminente. Concernant la lettre d’août, il a soutenu qu’il ne la considérait pas comme un ordre contraignant. Le comité, de son côté, a estimé qu’il aurait dû a minima se retirer des fonctions publiques de son entreprise.
Le sergent a décrit un dilemme douloureux, affirmant se trouver « dans la position impossible de suivre l’ordre ou de ne pas pouvoir subvenir à ses besoins à la retraite ». Ému, il a confié au tribunal son désarroi face à la situation : « Ma réputation compte beaucoup pour moi et l’idée d’être renvoyé de la police pour faute grave est extrêmement difficile à accepter. La dernière chose que je souhaitais était de contester l’autorité de la police métropolitaine ».
Un verdict sans appel pour « faute grave »

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Malgré les arguments du policier, le comité disciplinaire a tranché en sa défaveur. La présidente du comité, la commissaire adjointe Rachel Williams, a résumé la position de l’instance par une formule sans équivoque. Elle a estimé que M. Skelt était « en assez bonne santé pour travailler, mais pas assez pour servir le public à quelque titre que ce soit ».
Cette conclusion a scellé le sort du sergent. En reconnaissant qu’il était apte à une forme de travail, le comité a jugé son absence du service public injustifiée. La sanction fut donc la plus sévère : un renvoi immédiat pour faute grave, mettant un terme à une carrière de plus de trois décennies au service des Londoniens.
Selon la source : tvanouvelles.ca