Dossiers OVNIS : Donald Trump ordonne une transparence totale au Pentagone

Dossiers OVNIS : Donald Trump ordonne une transparence totale au Pentagone credit : lemorning.ca (image IA)

Une demande présidentielle pour la transparence totale

C’est une annonce qui a immédiatement capté l’attention de Washington et des passionnés d’astronomie. Le président Donald Trump a officiellement déclaré, ce jeudi, qu’il exigeait du Pentagone et des diverses agences gouvernementales une transparence totale concernant les dossiers liés aux extraterrestres et aux objets volants non identifiés (ovnis). Cette directive vise à identifier et à rendre publics ces documents sensibles.

Le président a justifié cette décision en soulignant « l’énorme intérêt » que ces questions suscitent auprès du grand public. L’ordre présidentiel a été communiqué via un message publié jeudi soir sur sa propre plateforme de réseau social, marquant une étape potentiellement historique dans la gestion des secrets d’État américains.

Dans sa publication, Donald Trump a précisé le périmètre de sa demande. Il réclame la divulgation des dossiers relatifs « à la vie extraterrestre, aux phénomènes aériens non identifiés (UAP) et aux objets volants non identifiés (ovni), ainsi que toute autre information liée à ces questions très complexes, mais extrêmement intéressantes et importantes ».

La controverse avec Barack Obama comme déclencheur

Cette annonce survient dans un contexte politique particulier, quelques heures seulement après une passe d’armes à distance avec son prédécesseur. Donald Trump a en effet accusé l’ancien président Barack Obama d’avoir divulgué des « informations classifiées » lors d’une récente entrevue dans un balado. Au cours de cet échange, M. Obama avait suggéré que l’existence des extraterrestres était une réalité tangible.

Lors de ce balado diffusé le week-end dernier, Barack Obama avait nuancé ses propos en précisant qu’il n’avait vu aucune preuve que des extraterrestres « aient pris contact avec nous ». Il avait cependant ajouté une réflexion statistique : « statistiquement, l’univers est si vaste qu’il y a de fortes chances qu’il y ait de la vie ailleurs ».

Interrogé par des journalistes à bord d’Air Force One, Donald Trump a réagi à ces propos avec une certaine ironie, affirmant qu’il ne sait pas « s’ils existent vraiment ou non ». Il a ensuite fait le lien avec sa décision de transparence : « Je vais peut-être lui éviter des ennuis en déclassifiant ces informations », a-t-il lancé en référence aux commentaires de M. Obama.

Cacophonie et signaux contradictoires à la Maison-Blanche

Malgré cette décision de déclassification, la position personnelle du président sur la question reste ambiguë. Jeudi, il a confié aux journalistes qu’il n’avait pas « d’opinion à ce sujet » concernant la perspective de visiteurs venus d’ailleurs. Il a ajouté : « Je n’en parle jamais. Beaucoup de gens en parlent. Beaucoup de gens y croient ».

Pourtant, des signaux contradictoires émanent de son entourage proche. Lara Trump, la belle-fille du président, a laissé entendre cette semaine dans un autre balado que Donald Trump serait prêt à s’exprimer plus longuement. Elle a déclaré qu’il avait préparé un discours sur les extraterrestres qu’il prononcerait « au moment opportun ».

Cette affirmation a semblé prendre de court l’équipe de communication de la présidence. Interrogée mercredi à ce sujet, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a répondu par le rire. Elle a déclaré aux journalistes présents : « Un discours sur les extraterrestres serait une nouvelle pour moi. »

Un regain d’intérêt historique et la réponse du Congrès

L’intérêt du public pour ces phénomènes n’est pas nouveau, mais il a refait surface avec vigueur dans la conscience collective depuis 2017. À cette époque, un groupe d’anciens responsables du Pentagone et du gouvernement avait divulgué au New York Times et à Politico des vidéos de la marine montrant des objets inconnus, relançant les spéculations sur les secrets que le gouvernement pourrait détenir.

Ce regain d’attention a poussé le Congrès à agir. En mai 2022, les premières audiences sur les ovnis depuis cinquante ans ont été organisées. Lors de ces séances, les responsables ont toutefois tempéré les attentes, expliquant que les objets observés, qui ressemblaient à des triangles verts flottant au-dessus d’un navire de la marine, étaient probablement des drones.

Dans la foulée, le Pentagone a promis davantage de transparence. En juillet 2022, le département a créé le Bureau de résolution des anomalies dans tous les domaines (AARO). Cette structure remplace un précédent groupe de travail et a pour vocation de devenir le centre névralgique de collecte de tous les rapports concernant les rencontres militaires avec des ovnis.

Ce que disent les rapports officiels récents

Les travaux de l’AARO ont commencé à livrer leurs premières conclusions, souvent très terre-à-terre. En 2023, le Dr Sean Kirkpatrick, qui dirigeait alors ce bureau, a déclaré aux journalistes qu’il n’avait aucune preuve « qu’un programme ait existé pour effectuer une quelconque ingénierie inverse sur un quelconque phénomène aérien extraterrestre [non identifié] ».

Les données rendues publiques confirment cette tendance. Un rapport non classifié de 18 pages, soumis au Congrès en juin 2024, fait état de 485 phénomènes non identifiés signalés par les militaires au cours de l’année écoulée. Parmi eux, 118 cas ont été résolus et identifiés comme étant « des objets prosaïques, tels que divers types de ballons, d’oiseaux et de systèmes aériens sans pilote ».

Si la grande majorité des rapports établis par l’armée restent pour l’instant non résolus, ceux qui sont identifiés s’avèrent être de nature bénigne. Le rapport de juin 2024 conclut de manière formelle : « Il est important de souligner qu’à ce jour, l’AARO n’a découvert aucune preuve de l’existence d’êtres, d’activités ou de technologies extraterrestres ».

Selon la source : lapresse.ca

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