Neige sur les routes : retour sur une soirée chaotique pour les automobilistes
Adam David - 2026-02-11 11:03
credit : lemorning.ca (image IA)
Une heure de pointe perturbée par les flocons

credit : lemorning.ca (image IA)
Le système météorologique qui a traversé le Québec ce mardi n’avait pourtant rien d’une tempête historique en matière de quantité. Cependant, son arrivée a coïncidé avec le moment le plus critique de la journée : l’heure de pointe. C’est cette synchronisation malheureuse qui a provoqué bien des désagréments pour les automobilistes de la région métropolitaine.
Dès la fin de l’après-midi, l’intensité des précipitations a augmenté de manière significative sur la métropole. La visibilité s’est rapidement réduite, tandis que la chaussée se couvrait d’une pellicule blanche et glissante, rendant la conduite particulièrement délicate pour les milliers de travailleurs rentrant chez eux.
Ce scénario a mené à une multiplication des incidents sur le réseau routier. Les conditions changeantes ont surpris de nombreux conducteurs, transformant des trajets habituels en parcours d’obstacles, alors que la neige continuait de tomber de façon soutenue durant la soirée.
Montréal et Laval : le cœur du réseau au ralenti

credit : lemorning.ca (image IA)
Dans le Grand Montréal, les conséquences ne se sont pas fait attendre. La situation s’est particulièrement corsée aux alentours de 19 h 45 sur l’autoroute 40 Est. Un accident survenu à la hauteur de la rue Saint-Denis a contraint les autorités à fermer deux voies de circulation, créant un goulot d’étranglement majeur sur cet axe névralgique.
La Rive-Nord n’a pas été épargnée par ces perturbations nocturnes. À Laval, la circulation a été fortement entravée sur le pont Louis-Bisson, qui enjambe la rivière des Prairies via l’autoroute 13 Nord. L’ouvrage a dû être partiellement bloqué, forçant les automobilistes à la patience le temps que les services d’urgence interviennent.
Ces événements illustrent la fragilité du réseau routier métropolitain face à des précipitations hivernales soudaines, même lorsque les accumulations totales restent modestes. La densité du trafic, combinée à une adhérence précaire, suffit à paralyser des artères principales en quelques minutes.
Incidents multiples en périphérie : Mirabel et la Montérégie

credit : lemorning.ca (image IA)
Au-delà de l’île de Montréal, les couronnes nord et sud ont également payé leur tribut à cette météo capricieuse. Plus tôt dans la journée, c’est le secteur de Mirabel qui a connu des difficultés. L’autoroute 15 Nord a vu deux de ses voies retranchées à la suite d’un accident, ralentissant considérablement le flux de véhicules vers les Laurentides.
La Montérégie a aussi été le théâtre de plusieurs sorties de route. En début de soirée, une perte de contrôle près de Saint-Liboire a nécessité la fermeture partielle de l’autoroute 20, un axe pourtant crucial pour le transport de marchandises et de passagers. Les équipes de déneigement et de secours ont dû composer avec le trafic pour sécuriser les lieux.
Toujours en Montérégie, mais plus tôt dans la journée, une collision s’est produite à Saint-Clet. Cet incident est survenu au moment où la neige tombait avec force, rappelant que les conditions routières peuvent se dégrader très localement et très rapidement, surprenant les conducteurs les plus avertis.
Trajectoire du système et prévisions à venir

credit : lemorning.ca (image IA)
Fort heureusement pour la métropole, les précipitations se sont calmées aux alentours de 20 heures, laissant place à un travail de déblaiement pour les équipes de la voirie. Cependant, l’épisode n’est pas terminé pour l’ensemble de la province. Le système dépressionnaire poursuit sa route et se déplace progressivement vers le centre et l’est du Québec.
Pour la nuit de mardi à mercredi, les régions situées sur la trajectoire du système doivent s’attendre à recevoir des précipitations, bien que celles-ci devraient être moindres que celles reçues dans le sud-ouest. Au total, d’ici mercredi soir, les météorologues prévoient des accumulations avoisinant les 10 centimètres pour plusieurs secteurs.
La plus grande prudence reste de mise pour les usagers de la route qui doivent se déplacer durant la nuit. Les chaussées restent imprévisibles et les températures peuvent favoriser la formation de glace noire, même après l’arrêt des chutes de neige.
Comprendre le phénomène : qu’est-ce qu’un « clipper » ?

credit : lemorning.ca (image IA)
Le responsable de ces désagréments porte un nom bien précis dans le jargon météorologique : il s’agit d’un « clipper de l’Alberta ». Comme l’explique le météorologue Kevin Cloutier, qui a collaboré à l’analyse de cet événement, ce terme désigne un système dépressionnaire à déplacement rapide qui se forme à l’est des Rocheuses, dans la province canadienne de l’Alberta.
L’appellation tire son origine de l’histoire maritime du XIXe siècle. Elle fait référence aux « clippers », ces grands voiliers réputés pour leur grande vitesse qui sillonnaient les océans. Par analogie, ces systèmes météo traversent le continent avec une rapidité comparable, balayant les régions sur leur passage sans s’y attarder longuement.
Une distinction importante existe entre ces clippers et les tempêtes provenant du sud des États-Unis. Contrairement à ces dernières, qui se gorgent d’humidité dans les eaux chaudes du golfe du Mexique et peuvent déverser 20 à 30 centimètres de neige, les clippers de l’Alberta sont des systèmes beaucoup plus secs. C’est pourquoi les quantités de neige qu’ils laissent derrière eux demeurent généralement plus modestes, bien que suffisantes pour perturber la circulation.
Selon la source : meteomedia.com
Créé par des humains, assisté par IA.