Rhume et automédication : le Dr Jimmy Mohamed alerte sur l’inefficacité de nombreux produits

Rhume et automédication : le Dr Jimmy Mohamed alerte sur l’inefficacité de nombreux produits credit : lemorning.ca (image IA)

Alors que les virus hivernaux circulent activement, les pharmacies sont prises d’assaut. Pourtant, de nombreux médicaments en vente libre seraient inutiles, voire coûteux pour rien, selon le médecin et chroniqueur Jimmy Mohamed. Sur l’antenne de RTL, il pointe du doigt ce qu’il qualifie de fausses promesses marketing.

Le mythe des sprays assainissants

Parmi les produits visés par le praticien figurent les sprays dits « assainissants » ou purificateurs d’air. Ces aérosols, souvent à base d’huiles essentielles, promettent de désinfecter l’intérieur et de chasser les virus. Une promesse irréaliste selon le Dr Mohamed. Pour obtenir une véritable action virucide dans une pièce, il faudrait diffuser le produit à une concentration telle qu’elle deviendrait toxique pour les occupants.

Un rayon de pharmacie française bien rempli avec des boîtes colorées de sirops, sprays et pastilles

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Les autorités de santé, comme l’Anses, ont d’ailleurs déjà émis des réserves sur ces produits, déconseillant leur usage en présence de personnes asthmatiques, de femmes enceintes ou de jeunes enfants en raison des composés organiques volatils (COV) qu’ils libèrent. « Au mieux, ça sent le propre », résume le médecin, mais l’efficacité médicale pour prévenir le rhume est considérée comme nulle.

Sirops et pastilles : un effet placebo ?

Autre cible de la critique médicale : les traitements de la gorge à base d’alpha-amylase. Cette enzyme, présente dans des sirops très populaires, est censée réduire l’inflammation. Le Dr Jimmy Mohamed rappelle pourtant un fait biologique simple : cette molécule est détruite lors de la digestion dans l’estomac, ce qui annule son action supposée sur les voies respiratoires.

Une personne malade chez elle, tenant un mouchoir en papier et une tasse de thé chaud, ambiance hive

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Concernant les pastilles et collutoires, le bénéfice serait essentiellement sensoriel. Si l’effet mentholé ou sucré peut apaiser temporairement par la stimulation de la salive, il ne soigne pas l’infection. Une cuillère de miel ou un bonbon classique offriraient un résultat similaire pour un coût bien inférieur.

La prudence face aux cocktails anti-rhume

Les médicaments « tout-en-un » combinant paracétamol, vitamine C et antihistaminiques sont également remis en question. Bien que la vitamine C puisse marginalement réduire la durée des symptômes (d’environ 24 heures selon certaines études), elle ne constitue pas un remède miracle. Quant aux antihistaminiques intégrés à ces formules pour assécher le nez, ils s’accompagnent souvent d’effets secondaires comme la somnolence.

Gros plan sur un spray nasal d'eau de mer ou de sérum physiologique utilisé par une personne.

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Il est important de rappeler que le rhume est une infection virale bénigne qui guérit spontanément en 7 à 10 jours. Aucun médicament actuel ne permet de tuer le virus responsable.

Les recommandations validées

Face à un rhume banal, la stratégie recommandée reste minimaliste et économique :

  • Lavage de nez : L’utilisation de sérum physiologique est la méthode la plus efficace pour dégager les voies nasales.
  • Hydratation et repos : Boire de l’eau et dormir permettent à l’organisme de combattre le virus.
  • Paracétamol : Uniquement en cas de fièvre ou de douleur, en respectant les doses.

En cas de symptômes persistants ou de fièvre élevée, la consultation d’un médecin reste évidemment nécessaire.

Selon la source : https://www.passeportsante.net

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