Nouveau souffle et ambitions décuplées pour la Fondation Dr Julien
Simon Kabbaj - 2026-01-26 11:21
credit : lemorning.ca (image IA)
Une relève nécessaire après la tempête
On ne va pas se le cacher, les dernières années n’ont pas été de tout repos pour le réseau des centres de pédiatrie sociale. Ça a brassé, comme on dit. Entre les démissions en série et les départs d’administrateurs, l’ambiance était… disons, électrique. Vous avez sûrement vu passer les manchettes sur les allégations concernant le fondateur lui-même. C’est dans ce contexte un peu houleux que le Dr Gilles Julien a été mis à l’écart du conseil d’administration en 2024.
Mais, parfois, le changement a du bon. C’est Pascal Martel qui a pris le relais à la tête de la Fondation Dr Julien. Ce n’est pas n’importe qui : il est associé directeur, fiscalité et services juridiques chez KPMG au Québec. Un profil solide, rigoureux. Il arrive avec l’envie de tourner la page et, surtout, de structurer les choses après toutes ces turbulences.
Des millions en visée et une autonomie nouvelle

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M. Martel ne manque pas d’ambition, et c’est peu de le dire. Son plan? Lancer une campagne de financement nationale massive. Bien sûr, il y a la fameuse Guignolée annuelle — c’est un peu l’âme, le « branding » de l’organisation —, mais il veut aller chercher du « vrai argent » au-delà de cet événement ponctuel. Il affirme avoir le réseau d’affaires pour le faire et attend juste que l’organisation soit au point. « J’ai très hâte », confie-t-il d’ailleurs.
Il s’inspire de ce qui se fait ailleurs, notamment du succès bœuf de la Fondation des jeunes de la DPJ, qui a réussi à amasser plus de 5 millions de dollars en 2024. Pour Pascal Martel, ce serait incroyable d’atteindre ça, mais il voit même plus loin. Il rêve d’ouvrir d’autres centres dans des régions où la demande explose.
D’ailleurs, il y a une statistique intéressante : malgré les problèmes internes récents, la notoriété de l’institution reste forte. Un sondage le confirme. Les gens savent qu’il y a eu des soucis, mais ils croient encore à la cause. Par contre, petit changement de cap majeur : la Fondation ne compte plus gérer directement les trois centres de pédiatrie sociale de Montréal. L’objectif est de les rendre autonomes via un processus échelonné sur 3 ans.
Négociations serrées avec Québec

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Pendant que ça s’active à l’interne, il faut aussi assurer les arrières avec le gouvernement. Et là, on parle de gros sous. L’équipe travaille fort sur le renouvellement d’une entente de 57,5 millions de dollars. Celle-ci, signée en 2023, arrive à échéance dans un an à peine. Le temps file.
Pascal Martel a mentionné que des discussions sont en cours depuis 7 à 8 mois et qu’une rencontre est prévue avec la ministre de la Famille. C’est vital, vraiment. Ces dernières années, la Fondation distribuait en moyenne un peu plus de 300 000 $ par année à chacun des 48 centres de pédiatrie sociale. Pour ces centres, ça représente généralement 20 % à 30 % de leur budget annuel pour les frais de fonctionnement.
Mais attention, l’argent ne tombe pas du ciel sans conditions. Le président précise bien que pour débloquer ces fonds publics, il faut montrer patte blanche, notamment en tenant des états financiers vérifiés. La rigueur est de mise.
Conclusion : Des défis locaux malgré le succès global

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Cette exigence de rigueur financière n’est pas théorique. On a appris cette semaine, via Radio-Canada, qu’un centre a frôlé la catastrophe. Le Centre de pédiatrie sociale Cœur des Laurentides, situé à Sainte-Agathe-des-Monts, a failli suspendre ses activités l’automne dernier. La raison? Des fonds insuffisants, au point de ne pas pouvoir payer les employés. C’est inquiétant.
Des irrégularités comptables ont attiré l’attention des donateurs et même de l’Agence du revenu du Canada, qui suivent le dossier de très près. C’est le genre de situation que la nouvelle direction veut sans doute éviter à tout prix. Mais il ne faut pas perdre de vue l’essentiel : à ce jour, ce réseau rejoint près de 12 000 enfants et leurs familles. C’est ça qui compte au final, non?
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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