Succession de François Legault : Fréchette annule tout, les camps se forment et Jolin-Barrette se fait désirer
Simon Kabbaj - 2026-01-17 10:14
credit : lemorning.ca (image IA)
Le grand branle-bas de combat commence

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On s’y attendait un peu, mais ça reste un choc, non ? François Legault a pris tout le monde de court mercredi matin en annonçant qu’il quittera ses fonctions dès qu’un successeur sera désigné. C’est fini. Et depuis, c’est l’effervescence dans les corridors de l’Assemblée nationale. Les pièces du puzzle commencent à bouger, et pas qu’un peu. Le signe le plus évident cette semaine ? Christine Fréchette a décidé d’annuler sa mission à l’étranger. Elle devait s’envoler pour Davos, en Suisse, du 19 au 26 janvier pour ce grand rendez-vous économique, mais finalement… elle reste ici.
C’est son collègue Christopher Skeete, ministre responsable des Relations internationales, qui la remplacera au pied levé. Pourquoi ce changement soudain ? Eh bien, même si son cabinet reste muet sur la raison officielle, on peut lire entre les lignes sans trop de difficulté. Mme Fréchette est en pleine réflexion pour briguer la chefferie. Or, la commissaire à l’éthique, Ariane Mignolet, a été claire : pas question d’être ministre et candidat en même temps. Il faut éviter tout avantage indu. Donc, si Fréchette veut la job de première ministre, elle doit se préparer à lâcher son portefeuille actuel. C’est un sacré pari.
Qui part, qui reste ? La valse des hésitations

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Pendant que Christine Fréchette et son collègue des Finances, Eric Girard, se positionnent déjà, d’autres semblent tâter le terrain. On a vu Gilles Bélanger donner son appui à Mme Fréchette jeudi. C’est parti vite ! Mais tout le monde ne sautera pas dans l’arène. Christopher Skeete, celui-là même qui remplace Fréchette à Davos, a tué la rumeur dans l’œuf vendredi soir : il ne se présentera pas. Il préfère se concentrer sur ses dossiers ministériels. Sur X, il a quand même précisé que son soutien irait à celui ou celle capable d’incarner la « 3e voie » et de recentrer l’État sur les citoyens et le pouvoir d’achat.
Autre désistement notable, et pas des moindres : l’homme d’affaires Olivier Primeau. Son nom circulait, certains y croyaient, mais il a mis fin au suspense sur Instagram vendredi. « Il me reste encore des choses importantes à accomplir », a-t-il écrit, parlant de ses projets personnels et entrepreneuriaux. Il veut faire les choses « dans le bon ordre ». Sage décision, peut-être ? En attendant, d’autres gros noms comme Bernard Drainville, Ian Lafrenière, Jean-François Simard ou même François Bonnardel (redevenu simple député l’été dernier) n’ont pas fermé la porte. Et que dire du trio discret formé de Simon Jolin-Barrette, Sonia LeBel et Geneviève Guilbault ? Eux, on les surveille de près.
La pression monte pour Jolin-Barrette, le « dauphin » pressenti

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Parlons-en, de Simon Jolin-Barrette. Le suspense est à son comble. Si lui ne parle pas, ses collègues le font pour lui, et avec une intensité… assez surprenante ! Shirley Dorismond, la députée de Marie-Victorin, y est allée d’un plaidoyer vibrant, voire viscéral, lors d’une entrevue avec Radio-Canada. Tenez-vous bien : « Simon, c’est quelqu’un qui va te défendre à l’os! Il va saigner pour toi, à la vie, à la mort! ». Rien que ça. Pour elle, il incarne la CAQ depuis le début, en 2012. Douze ans « derrière la cravate », comme elle dit.
Elle n’est pas la seule. Mario Asselin, député de Vanier–Les Rivières, a aussi poussé dans le même sens vendredi, qualifiant Jolin-Barrette de « réformateur » doté d’une maîtrise de caractère et d’une répartie nécessaire. Pour plusieurs, dont Dorismond, il est le vrai caquiste, le père spirituel… ou plutôt le fils spirituel, le dauphin naturel de François Legault. Ses positions nationalistes plaisent à la base. Et lui ? Silence radio. Enfin, presque. Il s’est contenté d’un tweet vendredi pour remercier ses collègues de leurs bons mots, se disant « honoré ». C’est tout. Une stratégie classique pour faire monter les enchères, je suppose.
On devrait en savoir plus la semaine prochaine sur les règles du jeu. Le scénario qui circule ? Un Congrès à la direction au printemps, vers le mois d’avril, avec deux débats (Montréal et Québec). Ça va brasser.
Conclusion : Une page se tourne

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C’est donc un moment charnière pour la CAQ. Entre les départs confirmés, les hésitations calculées et les soutiens qui commencent à s’organiser publiquement – comme Dorismond et Asselin pour Jolin-Barrette –, la course est bel et bien lancée, même sans règles officielles pour l’instant. L’héritage de François Legault est en jeu, et la bataille pour le récupérer ne fait que commencer.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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