Succession de François Legault : La pression monte pour que Simon Jolin-Barrette saute dans l’arène

Succession de François Legault : La pression monte pour que Simon Jolin-Barrette saute dans l’arène credit : lemorning.ca (image IA)

Un silence qui fait jaser

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Ça ne fait que quarante-huit heures que François Legault a remis sa démission, et pourtant, on a l’impression que la machine s’emballe déjà à une vitesse folle. C’est le branle-bas de combat dans les rangs caquistes. On voit déjà des têtes se lever : Christine Fréchette a confirmé ce jeudi qu’elle y songeait sérieusement — avec d’ailleurs l’appui public du ministre Gilles Bélanger hier, ce qui n’est pas rien —, et Eric Girard ne cache pas non plus son intérêt pour le poste. Mais au milieu de cette effervescence, il y a un grand absent… ou plutôt, un grand silencieux.

Le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, reste muet comme une carpe. Aucune confirmation, pas même un petit indice pour dire s’il réfléchit à se lancer dans la course. Pourtant, son nom est sur toutes les lèvres, ça circule, ça spécule. La députée Shirley Dorismond, elle, ne cache pas son impatience face à ce silence. En voyant ses collègues ministres entamer leurs réflexions, elle s’est tout de suite demandé : mais où est Simon?

Elle comprend, je suppose, qu’il puisse hésiter. Après tout, Simon est très proche du premier ministre sortant, ce qui rend la situation… disons, délicate pour lui. Mais Shirley Dorismond l’invite fermement à écouter les appels du pied, car selon elle, ils sont nombreux au sein du caucus à vouloir le voir dans la course. Elle espère franchement que sa propre sortie médiatique va donner du courage aux autres pour qu’un véritable mouvement pro-Jolin-Barrette se mette en branle, et vite.

« Il va saigner pour toi » : Le plaidoyer passionné de Dorismond

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Quand Shirley Dorismond parle de Simon Jolin-Barrette, elle ne fait pas dans la dentelle. Lors d’un appel téléphonique, elle s’est laissée aller à des confidences assez… intenses, dirons-nous. « Simon, c’est quelqu’un qui va te défendre à l’os! Il va saigner pour toi, à la vie, à la vie à la mort! » a-t-elle lancé. C’est fort, non? Pour elle, il a absolument tout ce qu’il faut pour prendre les rênes et devenir premier ministre.

Elle le décrit comme un « vrai caquiste », un pur et dur. Pourquoi? À cause de ses positions nationalistes et identitaires bien tranchées. Elle va même plus loin en prétendant qu’il est celui qui ressemble le plus à M. Legault, n’hésitant pas à utiliser le terme de « dauphin » ou à évoquer une figure de père spirituel pour décrire la relation entre les deux hommes. Élu depuis 2014, il fait partie des fidèles de la première heure.

Pour Mme Dorismond, cette proximité avec l’héritage de Legault n’est pas un boulet, bien au contraire. De nombreux électeurs de son comté de Marie-Victorin lui ont dit qu’ils soutenaient le premier ministre jusqu’à la toute fin. Elle est convaincue que c’est Simon qui pourrait le mieux porter ce flambeau. Elle le trouve rassembleur, axé sur le travail d’équipe. Elle raconte qu’il prend toujours la défense de ses collègues, que ce soit face aux attaques des oppositions à la période de questions ou même à l’interne, au caucus, quand les ministres prennent trop de place et empêchent les députés de s’exprimer. « Chaque député a une histoire avec Simon », assure-t-elle.

Bilan, stratégie et caractère : Le portrait complexe du candidat potentiel

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Il faut dire que le CV de Simon Jolin-Barrette est plutôt bien garni, ce qui explique sans doute l’insistance de certains. Shirley Dorismond vante son bilan au ministère de la Justice : la réforme de l’IVAC, celle du droit de la famille, et bien sûr la création des tribunaux spécialisés en matière de violences sexuelles. N’oublions pas non plus qu’il a déposé la première constitution québécoise à l’automne dernier. C’est du lourd.

Son rôle actuel de leader parlementaire le place dans une position ultra-stratégique. C’est souvent lui qui monte au créneau pour protéger les troupes. Cependant… tout n’est pas rose. Son style ne fait pas l’unanimité, loin de là. D’autres sources nous ont rapporté qu’il pouvait se montrer souvent entêté. On l’aime ou on le trouve difficile, c’est selon. Mais une chose est certaine, et personne ne peut vraiment le nier : son ascendant sur ses collègues est indéniable.

Conclusion : Non au couronnement, oui au débat

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Malgré toute cette admiration, Shirley Dorismond est catégorique sur un point : pas question d’assister à un couronnement. Ce serait, selon elle, la pire chose qui pourrait arriver à la CAQ dans les circonstances actuelles. Pour assurer la vitalité du parti et son renouvellement — cette fameuse « 3e voie » —, il faut une vraie course.

Ce qu’elle veut, c’est un débat d’idées. « J’ai besoin que les candidats me disent quelles sont leurs idées, leurs valeurs », insiste-t-elle. Et ça touche des cordes sensibles : elle veut connaître leur position en matière de Santé, spécifiquement sur l’accès à la première ligne. Il faut rappeler qu’elle pratique toujours comme infirmière dans son comté durant les pauses parlementaires, donc elle sait de quoi elle parle. Bref, elle attend que les masques tombent et que les idées s’affrontent, plutôt que de voir un chef désigné d’avance.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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