Drame à Québec : Susana voulait partir, mais il a refusé de la laisser s’en aller

Drame à Québec : Susana voulait partir, mais il a refusé de la laisser s’en aller credit : lemorning.ca (image IA)

Une séparation qui tourne au cauchemar

credit : lemorning.ca (image IA)

C’est une histoire qui, malheureusement, nous glace le sang tant elle semble familière et pourtant si unique dans son horreur. On apprend que Susana Rocha Cruz, cette femme dont le corps a possiblement été repêché dans le fleuve ce mardi, cherchait désespérément à quitter son conjoint. L’homme en question, Abraham Gonzalez Leon, est aujourd’hui considéré comme le principal suspect dans cette affaire de disparition qui secoue la communauté.

Ce qui rend la chose encore plus triste, c’est que la volonté de partir était bien là. Selon les confidences recueillies par Radio-Canada auprès de sa famille, Susana ne voulait plus de cette relation. C’était terminé pour elle. Mais voilà… comme cela arrive trop souvent, l’autre refusait cette issue.

Son frère, Alberto Vidal Rocha Cruz, a accepté de témoigner par écrit, et ses mots sont lourds de sens. Il nous explique que c’était son amoureux, certes, mais qu’elle voulait le quitter. « Il ne voulait pas », lâche-t-il simplement. Une phrase courte, mais qui dit tout du drame qui se jouait en coulisses.

La peur et le silence : les derniers contacts

credit : lemorning.ca (image IA)

La peur. C’est le sentiment qui dominait chez Susana ces derniers temps, d’après son frère. Elle avait peur de lui, confie Alberto. C’est terrible d’imaginer une femme vivre dans cette angoisse au quotidien. La dernière fois qu’il a entendu la voix de sa sœur, c’était le jour de l’An, le 1er janvier dernier. Une conversation qui, on l’imagine, ne laissait pas présager une fin aussi abrupte.

Ensuite, le silence. Alberto a réalisé que quelque chose clochait dimanche, lorsque son neveu — le fils de Susana — l’a contacté. On peut imaginer la panique de la famille à ce moment-là. Pour rappel, Susana avait été aperçue pour la dernière fois le 7 janvier, du côté de la rue Villieu, dans le secteur de Sainte-Foy.

Cela faisait bientôt trois ans qu’elle avait posé ses valises ici. Elle avait quitté le Mexique pour le Canada en février, il y a presque trois ans exactement. Depuis son arrivée, elle travaillait à temps partiel pour une compagnie d’entretien ménager à Québec. Elle essayait de s’en sortir, tout simplement.

Le rêve d’une vie meilleure brisé

credit : lemorning.ca (image IA)

Autour d’elle, c’est la consternation. J’ai lu les propos de Natalia Romero, une de ses collègues, et on sent un véritable choc. Elle aussi est d’origine mexicaine, et ce drame la touche de plein fouet. Natalia expliquait au bout du fil qu’elles étaient venues ici pour « vivre une vie meilleure », pas pour finir comme ça. C’est une phrase qui résonne douloureusement, vous ne trouvez pas ?

Il y a tout de même une maigre consolation pour Natalia : la rapidité de l’enquête ici. Elle a souligné, non sans une pointe d’amertume envers son pays d’origine, que la situation aurait été bien différente au Mexique. Au moins, ici, les choses bougent.

Une amie de longue date, Celia Del Carmen Vanegas Gonzalez, a aussi partagé sa peine avec Radio-Canada. Pour elle, apprendre le décès de Susana a été une épreuve immense. Elle la décrit comme un « être humain extraordinaire ». C’est dur, franchement, de penser que tout ça se termine de cette façon. Celia insiste sur le fait que Susana ne vivait que pour ses enfants et sa famille. Elle laisse derrière elle une fille qui est restée au Mexique et un garçon avec qui elle vivait ici, à Québec.

Conclusion : Colère et attente de justice

credit : lemorning.ca (image IA)

Susana aimait profondément sa nouvelle vie. Son amie raconte qu’elle focalisait sur les belles choses, qu’elle était littéralement en amour avec le Canada. Elle disait souvent que venir vivre ici était la meilleure chose qui lui soit arrivée. C’est tragique de voir ce rêve s’éteindre ainsi.

Aujourd’hui, la tristesse laisse place à la colère. « J’espère que la personne qui a été arrêtée paiera pour son crime », a lancé Celia, qualifiant le suspect de « lâche ». C’est un sentiment qu’on peut aisément comprendre. Pour l’instant, Abraham Gonzalez Leon fait face à une accusation de voies de fait avec lésions. La justice suivra son cours, et il doit revenir devant le tribunal le 20 janvier prochain. Espérons que la lumière soit faite, pour Susana et ses enfants.

Avec la collaboration de Christiane Latortue.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.