L’Iran s’embrase : un bilan effroyable et un pays coupé du monde
Simon Kabbaj - 2026-01-12 10:37
credit : lemorning.ca (image IA)
Une répression qui s’intensifie dangereusement

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C’est une situation qui semble échapper à tout contrôle. On parle ici d’un mouvement qui a commencé doucement, presque localement à Téhéran le 28 décembre dernier, initié par des commerçants excédés par le coût de la vie… et qui aujourd’hui se transforme en véritable tragédie nationale. Les nouvelles qui nous parviennent sont fragmentaires, mais ce qu’on en sait est terrifiant.
Le bilan s’est considérablement alourdi ce dimanche. Selon plusieurs ONG, on ne compte plus les victimes par dizaines, mais par centaines. C’est… c’est un véritable choc. Cette contestation, inédite depuis trois ans par son ampleur, semble marquer un tournant décisif et sanglant dans l’histoire récente du pays.
Hécatombe et urgence humanitaire : les chiffres de la colère

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Les rapports qui sortent du pays, souvent au compte-gouttes, font froid dans le dos. La Human Rights Activists News Agency (HRANA), un groupe basé aux États-Unis et cité par Reuters, avance un bilan effrayant de près de 500 morts. Et quand on regarde le détail, c’est encore plus glaçant : ils ont vérifié la mort de 490 manifestants et de 48 membres des forces de sécurité. Vous imaginez ?
Et ce n’est pas tout. Le nombre d’arrestations est tout simplement vertigineux. En seulement deux semaines de troubles, on parle de plus de 10 600 personnes arrêtées. D’autres sources, comme l’ONG Iran Human Rights basée en Norvège, confirment cette tendance macabre avec au moins 192 morts confirmés — un chiffre qui a plus que doublé par rapport aux 51 annoncés vendredi. Ils préviennent d’ailleurs que le bilan réel est probablement bien pire.
Sur le plan humanitaire, c’est la catastrophe. Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), depuis New York, décrit un scénario de cauchemar : des hôpitaux complètement débordés, des réserves de sang qui s’épuisent dangereusement… Ils rapportent même des témoignages horribles de manifestants délibérément visés aux yeux par des tirs. La HRANA n’hésite pas à utiliser le mot « massacre » et appelle le monde à agir maintenant. On a même vu des vidéos — bon, l’AFP n’a pas pu les authentifier à 100 % pour l’instant — montrant des familles dans une morgue de Téhéran, essayant d’identifier leurs proches. C’est insoutenable.
Bras de fer politique et blocus numérique total

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Pendant que la rue brûle, la rhétorique au sommet de l’État se durcit. C’est assez surréaliste. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a pris la parole à la télévision d’État (IRIB) pour la première fois depuis que ça a dégénéré. Sa ligne est claire et sans surprise : il traite les manifestants d’« émeutiers » et martèle que le peuple ne doit pas les laisser déstabiliser la société. Il demande au peuple d’avoir « confiance » en leur volonté d’instaurer la justice. Mouais, disons que le message passe mal vu les circonstances.
Le ministre de l’Intérieur, Eskandar Momeni, a aussi mis en garde contre le « chaos » et la « destruction ». En parallèle, le chef de la police annonce des arrestations massives des soi-disant meneurs. Mais le plus inquiétant, c’est peut-être cette chape de plomb numérique. Internet est coupé depuis plus de 60 heures maintenant. Netblocks, qui surveille la cybersécurité, souligne à quel point cette censure menace directement la sécurité des Iraniens.
Malgré ce black-out, des images sortent, probablement via des liaisons satellites. On y voit des foules immenses à Téhéran et à Machhad, dans l’est, défilant dans la nuit de samedi à dimanche. Mais à l’international, la tension monte aussi d’un cran. Le président américain Donald Trump a réaffirmé samedi que Washington était prêt à aider ceux qui aspirent à la liberté. La réponse de Téhéran ne s’est pas fait attendre : Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement, a menacé dimanche de cibler les installations militaires et le transport maritime des États-Unis en cas de frappes américaines.
Un pays paralysé, ruiné et au bord du gouffre

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Sur le terrain, la vie quotidienne est devenue un enfer, ni plus ni moins. À Téhéran, un journaliste de l’AFP décrit une ville quasi paralysée. C’est simple : le prix de la viande a presque doublé depuis le début de la contestation. Beaucoup de boutiques ont baissé le rideau, soit par peur, soit par grève. Les écoles ? Fermées. L’enseignement à distance ? Impossible sans Internet. Même pour ceux qui vont au bureau, l’absence de réseau rend le travail impraticable.
Et comme si couper le net ne suffisait pas, les lignes de téléphonie mobile ont lâché samedi soir. Des habitants témoignent que même lors de la grande vague de 2022-2023, on n’avait pas atteint un tel niveau de perturbation. C’est dire la gravité du moment. Dans ce chaos, Reza Pahlavi, le fils exilé du dernier shah, tente de galvaniser les foules via les réseaux sociaux (pour ceux qui y accèdent). Il a écrit : « N’abandonnez pas les rues. Mon cœur est avec vous. Je sais que je serai bientôt à vos côtés. »
Il faut aussi rappeler le contexte explosif dans lequel tout ça se déroule. L’Iran est affaibli, vraiment affaibli. Il y a eu cette guerre avec Israël en juin, les coups portés à ses alliés régionaux, et n’oublions pas les sanctions de l’ONU liées au nucléaire qui ont été rétablies en septembre. D’ailleurs, Israël a affiché dimanche son soutien aux manifestants et pousse l’UE à classer les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste. Bref, le pays est une poudrière.
Conclusion : L’incertitude règne

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Difficile de dire comment tout cela va finir. Entre la répression féroce, le blocage total des communications et une économie en chute libre, l’avenir immédiat de l’Iran semble bien sombre. Les chiffres des victimes continuent probablement de grimper à l’heure où l’on parle, dans le silence forcé imposé par le régime.
Ce qui est sûr, c’est que la détermination de la rue semble, pour l’instant, inébranlable malgré les risques immenses.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.