2026 : L’année où la science-fiction rattrape enfin la réalité?
Simon Kabbaj - 2026-01-12 11:03
credit : lemorning.ca (image IA)
Une lueur après les fissures

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On ne va pas se mentir, l’année 2025 a laissé quelques cicatrices dans le monde de la recherche. Entre les coupes budgétaires massives chez nos voisins américains, la perte soudaine de données précieuses et ces records climatiques qui continuent de tomber les uns après les autres… disons que le moral en a pris un coup. Mais bon, comme le chantait si bien Leonard Cohen, c’est par les fissures que la lumière entre, n’est-ce pas? Et je crois bien que 2026 pourrait nous prouver qu’il avait raison.
En regardant ce qui se profile à l’horizon, on sent un vent de changement. Si l’année dernière était celle des mauvaises surprises, celle qui arrive semble vouloir nous offrir de véritables avancées, des nouvelles lumineuses qui pourraient bien redonner foi en notre capacité à innover. Accrochez-vous, on fait le tour de ce qui nous attend.
Un nouveau pas pour l’Homme : La Lune et au-delà

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Pour ceux d’entre vous qui ont la nostalgie des années 60 ou qui regrettent de ne pas avoir vécu l’époque d’Apollo, préparez le maïs soufflé : 2026 va être riche en émotions. On assiste littéralement à une nouvelle course à l’espace, et les acteurs se bousculent au portillon. Tout d’abord, parlons de la NASA. Avec sa mission Artemis II, prévue au plus tôt pour le début du mois de février, l’agence américaine compte renvoyer des humains vers la Lune. Ça fait plus de 50 ans, depuis Apollo 17, qu’on n’avait pas osé s’y aventurer aussi près!
Attention, petite précision : ils ne vont pas encore se poser. Le vaisseau va transporter l’équipage, faire le tour de notre bon vieux satellite, et revenir. Mais quel équipage! Pour la première fois, on verra une femme, Christina Koch, une personne noire, Victor Glover, et — fierté nationale oblige — un Canadien, Jeremy Hansen (sans oublier le commandant Reid Wiseman), aller plus loin que quiconque. Ils vont atteindre un point en orbite au-delà de la face cachée de la Lune, le point le plus éloigné de la Terre jamais atteint par l’humain. C’est quand même quelque chose, non?
Cela dit, cette mission n’est qu’une répétition générale pour Artemis III, qui elle, visera l’alunissage près du pôle sud lunaire. Mais là, ça se corse un peu. La NASA est devenue très dépendante du secteur privé, notamment de SpaceX et de son patron Elon Musk. Le problème, c’est que les essais de leur vaisseau l’an dernier n’ont pas été… disons, éclatants. À tel point qu’en novembre, la NASA a commencé à chercher des plans B, lorgnant peut-être du côté de Blue Origin, la boîte de Jeff Bezos. Les deux milliardaires ont des essais cruciaux prévus en 2026. C’est un peu le feuilleton de l’année.
Pendant que les Américains gèrent leurs retards et leurs contrats, la pression monte. La Chine ne cache pas son ambition d’envoyer des humains sur la Lune d’ici 2030. Si la NASA traîne trop (Artemis III est pour l’instant calée à 2027), les prochaines bottes à fouler la poussière lunaire pourraient bien être chinoises. Et n’oublions pas les autres : le Japon vise les lunes de Mars avec sa mission Martian Moons Exploration, et l’Inde lance sa première mission solaire au moment où notre étoile est au sommet de son activité. Ça va se bousculer là-haut!
Santé : Réparer l’ADN et dépister l’invisible

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Revenons sur Terre, car c’est ici que se jouent des drames silencieux. Vous savez, les maladies rares sont souvent les parents pauvres de la recherche. Pas assez de patients, donc pas assez de rentabilité pour les labos… c’est cynique, mais c’est la réalité. Pourtant, mis bout à bout, ça concerne 3 millions de Canadiens, soit une personne sur douze! Alors, qu’est-ce qu’on fait pour eux? Eh bien, la thérapie génique pourrait enfin changer la donne. On en parle souvent, je sais, mais une histoire survenue en 2025 à Philadelphie a tout bouleversé.
Il y a ce petit bonhomme, KJ Muldoon. Il est né avec un déficit en CPS1, une maladie terrible qui touche un bébé sur 1,3 million et qui l’empêche d’éliminer l’ammoniac de son corps. Il avait une chance sur deux de ne pas survivre à ses premiers mois. En août dernier, KJ a reçu un traitement sur mesure, conçu en à peine six mois grâce à la méthode CRISPR. Les chercheurs ont littéralement corrigé la mutation précise parmi les 3 milliards de lettres de son génome. C’est de l’artisanat génétique de haute volée. Aujourd’hui, le petit va bien. Si on arrive à reproduire ça, imaginez l’espoir pour d’autres troubles métaboliques rares, ou même pour la maladie d’Huntington ou la leucémie.
Et du côté du cancer? Là aussi, 2026 pourrait marquer un tournant. Tous les yeux sont rivés sur le Royaume-Uni. Le système de santé public doit y dévoiler les résultats d’une étude massive sur un test sanguin développé par l’entreprise Grail. L’idée est de repérer des fragments d’ADN libérés par les tumeurs dans le sang. Ce test pourrait détecter plus de 50 types de cancers, souvent avant le moindre symptôme. C’est fou quand on y pense, surtout quand on sait que pour les trois quarts de ces cancers, il n’existe aucun dépistage actuel.
L’étude britannique porte sur plus de 140 000 participants. Si les résultats confirment ceux, encourageants, obtenus sur 25 000 personnes en Amérique du Nord, le Royaume-Uni veut étendre l’essai à un million de personnes. Ce serait une révolution. En parallèle, les vaccins à ARN messager (oui, ceux du Covid) continuent de faire leur chemin en oncologie, notamment pour éviter les récidives. Au Québec, on n’est pas en reste : l’entreprise Epitopea travaille sur un vaccin contre une forme de cancer du sang qui devrait entrer en phase d’essai cette année. On croise les doigts.
L’énergie des étoiles : La fusion nucléaire sort du rêve

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Ah, la fusion nucléaire… le fameux « Saint-Graal » de l’énergie. Il y a cette vieille blague qui dit que la fusion est une technologie d’avenir… et qu’elle le restera toujours, éternellement à 30 ans de nous. Sauf que, bizarrement, on dirait que le calendrier s’accélère. L’objectif est simple sur le papier : reproduire ce qui se passe dans le Soleil. On prend deux atomes (comme l’hydrogène), on les force à fusionner pour en faire un plus gros (hélium), et boum, ça libère une énergie titanesque, propre, sans déchets radioactifs à longue vie. Le souci, c’est qu’il faut chauffer le tout à 100 millions de degrés Celsius. Rien que ça.
Mais regardez ce qui se passe : les capitaux affluent. Ce n’est plus juste de la science théorique, c’est du business. Des entreprises comme Helion Energy construisent déjà des sites, avec l’ambition d’alimenter des centres de données de Microsoft dès 2028. De son côté, Google a signé une prévente d’énergie avec Commonwealth Fusion Systems. Même l’Agence internationale de l’énergie atomique a, pour la première fois, inclus un modèle de déploiement mondial de la fusion dans son rapport 2025.
Sur le plan politique, ça bouge aussi. L’Allemagne, par la voix du chancelier Friedrich Merz en novembre, veut sa propre centrale. Et la Chine? Elle démarre en 2026 son nouveau plan quinquennal avec des mesures drastiques pour percer dans ce domaine. D’ailleurs, ils ont commencé l’année fort : le 1er janvier, leur « soleil artificiel » a franchi un seuil de densité de plasma qu’on croyait inatteignable. Alors, est-ce que toute cette effervescence est justifiée ou est-ce juste de la poudre aux yeux? 2026 devrait commencer à nous donner de vraies réponses. Peut-être qu’enfin, les 30 ans d’attente sont derrière nous.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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