La menace des tiques s’aggrave en Pennsylvanie : l’anaplasmose en forte hausse
Adam David - 2026-01-05 10:35
credit : lemorning.ca (image IA)
Une vie transformée par une simple piqûre

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Janine Hauck, une résidente de Mt. Lebanon en Pennsylvanie, n’a aucune idée de quelle tique exacte lui a transmis la maladie. Elle se souvient seulement du coup de massue : une fatigue écrasante, une faiblesse généralisée et des nausées persistantes. Avant 2019, à 57 ans, elle était une femme active, passionnée de randonnée, de randonnée sac au dos, de danse, de vélo et de natation. Tout a basculé. Elle a dû en arriver à vomir sur son lieu de travail et à être prise de vertiges rien qu’en marchant jusqu’au bout de sa rue pour enfin consulter son médecin traitant, puis les urgences, à plusieurs reprises.
Son parcours du combattant a duré deux longues années avant qu’un diagnostic ne soit posé : l’anaplasmose. Cette maladie transmise par les tiques, qui touche des milliers de Pennsylvaniens chaque année, ne cesse de gagner du terrain dans l’État depuis 2015. L’histoire de Janine est malheureusement de moins en moins isolée.
Une augmentation alarmante des cas

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Les chiffres parlent d’eux-mêmes et sont plutôt glaçants. Les données préliminaires du Département de la Santé du comté d’Allegheny (ACHD) indiquent que les cas d’anaplasmose ont augmenté de plus de 50% en 2025, passant de 97 cas l’année précédente à un nombre bien plus élevé. Ronnie Das, responsable de l’information en santé publique pour l’ACHD, précise par email que le taux d’infection dans le comté a carrément bondi de 384% depuis 2019.
Et le phénomène est étatique. À l’échelle de toute la Pennsylvanie, le nombre de cas signalés a presque doublé chaque année depuis 2020, se comptant désormais par milliers. C’est une progression exponentielle qui inquiète sérieusement les autorités sanitaires.
La tique à pattes noires, un vecteur omniprésent et ses conséquences

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Le coupable est bien identifié : il s’agit d’une infection bactérienne transmise par la morsure d’une tique du chevreuil infectée, aussi appelée tique à pattes noires. Cette espèce, la plus commune en Pennsylvanie, est présente depuis des décennies, se cachant dans la litière de feuilles mortes et les forêts denses. La surveillance du Département de la Protection de l’Environnement de Pennsylvanie a d’ailleurs identifié des tiques à pattes noires infectées par cette bactérie dans chacun des 67 comtés de l’État. Aucune région n’est épargnée.
Les symptômes initiaux sont souvent grippaux : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, nausées et frissons. Mais le pire, ce sont les séquelles à long terme. L’anaplasmose peut conduire à une fatigue chronique et une intolérance à l’effort, des vertiges, des problèmes de saignement et, dans les cas graves, une insuffisance respiratoire. Janine Hauck décrit cette exténuation extrême à la moindre tentative d’exercice, comme si son corps lui refusait tout effort.
Curieusement, les experts ne savent pas exactement ce qui cause cette flambée des cas. Le développement industriel et la construction de logements qui grignotent les forêts, déplaçant les tiques, pourraient jouer un rôle. Mais Ronnie Das avance aussi une autre piste, plus positive : cette augmentation pourrait aussi signifier de meilleurs tests et un meilleur diagnostic. L’ACHD entretient une communication continue avec les cliniciens locaux pour partager des informations sur l’anaplasmose et autres maladies à tiques.
Prévention, éducation et un long chemin vers la guérison

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Janine Hauck, elle, plaide pour encore plus d’éducation. Elle a rejoint le Groupe de soutien contre la maladie de Lyme de Pittsburgh et donne des conférences dans tout le comté. Mais elle constate avec frustration que beaucoup de gens ont tellement peur de contracter la maladie de Lyme ou l’anaplasmose qu’ils refusent même de s’informer. « Les gens ne réalisent pas à quel point une piqûre de tique peut gâcher une vie », témoigne-t-elle. Elle estime avoir dépensé plus de 60 000 dollars pour tenter de retrouver la santé, une somme que tout le monde n’a pas.
La clé, selon les experts, c’est la prévention rapide. Une tique infectée doit généralement rester accrochée entre 12 et 24 heures pour transmettre l’anaplasmose. « La grande majorité des infections transmises par les tiques ne le sont pas immédiatement », explique Emily Struckoff, spécialiste du programme des maladies à transmission vectorielle à Penn State Extension. « Plus on l’enlève tôt, mieux c’est. » Les recommandations officielles sont claires : utiliser un répulsif, rentrer le bas de son pantalon dans ses chaussettes en extérieur et inspecter méticuleusement son corps après toute activité en plein air.
On peut aussi traiter ses vêtements avec de la perméthrine, un insecticide qui brûle les pattes des tiques avant qu’elles ne puissent s’accrocher. Struckoff précise que son effet résiste à environ cinq lavages. Pour Janine, le diagnostic est arrivé bien trop tard. Des années après l’apparition des symptômes, un traitement de trois mois aux antibiotiques lui a même fait plus de mal que de bien. Elle suit désormais un régime à base de plantes qu’elle crédite pour ses améliorations. Le message final des autorités est simple : si des symptômes apparaissent après une morsure, consultez votre médecin et mentionnez l’exposition pour qu’elle puisse être suivie.
Selon la source : medicalxpress.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.