Calgary de nouveau sous le choc : une nouvelle rupture de canalisation plonge la ville dans l’eau
Simon Kabbaj - 2026-01-01 10:10
credit : lemorning.ca (image IA)
Une nuit d’inondation soudaine

credit : lemorning.ca (image IA)
Imaginez-vous en train de conduire paisiblement, et soudain, la route devant vous se transforme en rivière déchaînée. C’est exactement le cauchemar qu’ont vécu plusieurs automobilistes à Calgary mardi soir, le 30 décembre 2025. Vers 20 heures, sur la 16e Avenue sud-ouest, une importante canalisation d’eau a cédé, provoquant ce que les autorités n’ont pas hésité à qualifier de rupture « catastrophique ».
L’eau a jailli avec une telle force et une telle rapidité qu’une inondation soudaine s’est produite, piégeant des véhicules et leurs occupants. Les services d’urgence ont dû intervenir en urgence pour secourir 13 personnes coincées dans huit véhicules submergés. Un vrai miracle, car malgré la violence de la scène, aucune blessure n’a été signalée. On frémit rien qu’en y pensant.
Parmi les histoires qui donnent froid dans le dos, il y a celle de Spencer Wisniewski. Il a reçu un appel FaceTime de détresse de ses parents. « Mon père a retourné la caméra et lui et ma mère étaient tous les deux debout sur le toit de notre camion… ils avaient été poussés contre le mur du pont et étaient en quelque sorte coincés là », a-t-il raconté, visiblement encore sous le choc. Heureusement, il a pu leur porter secours. C’est le genre de récit qui vous fait réaliser à quel point la situation était grave, et surtout, imprévisible.
Une réponse d’urgence et des restrictions drastiques

credit : lemorning.ca (image IA)
Face à cette crise, la réaction des autorités a été immédiate. La Ville de Calgary a déclenché son plan municipal d’urgence et ouvert son centre des opérations d’urgence. Les équipes techniques ont bossé toute la nuit, et elles ont finalement réussi à identifier précisément la rupture et à maîtriser la fuite tôt le mercredi matin. Mais le problème était loin d’être réglé.
Pour préserver les ressources, des restrictions d’eau de niveau 4 ont été imposées à tous les Calgariens. Ça veut dire quoi, concrètement ? Eh bien, toute utilisation extérieure de l’eau est purement et simplement interdite. Mais ce n’est pas tout. On demande aussi aux habitants de se serrer la ceinture à l’intérieur : douches limitées à 3 minutes, chasse d’eau tirée uniquement lorsque c’est vraiment nécessaire, et on ne lance le lave-vaisselle ou la machine à laver que lorsqu’ils sont pleins à craquer.
Nancy Mckay, la directrice des services d’eau de la Ville, a tenu à le rappeler : « Ces mesures peuvent sembler mineures, mais elles font une énorme différence pendant cette période. » Elle a raison, vous savez. Quand toute une ville est en crise, chaque goutte compte. L’appel à la conservation s’étend même aux communautés voisines de Strathmore, d’Airdrie, de Chestermere et de la Nation Tsuut’ina.
Et pour certains, c’est encore plus contraignant. Un avis de faire bouillir l’eau a été émis pour environ 3100 logements et une centaine de commerces dans les quartiers de Parkdale, Montgomery et Point McKay. Pour eux, des camions-citernes ont été déployés pour assurer un approvisionnement en eau potable. La 16e Avenue Nord-Ouest, elle, reste fermée dans les deux directions entre Sarcee Trail et la route Home, et ce pour une durée indéterminée. Un vrai casse-tête pour la circulation.
Un système de surveillance qui a failli et une frustration grandissante

credit : lemorning.ca (image IA)
Le plus troublant dans cette histoire, c’est peut-être que personne ne l’a vu venir. Lors d’une conférence de presse mercredi matin, Chris Graham, le responsable des infrastructures municipales, a livré un détail qui laisse perplexe. Il a affirmé que la Ville surveillait activement ce tuyau avec des capteurs acoustiques à fibre optique. Le hic ? Le système fonctionnait normalement au moment de la défaillance. Aucun signe avant-coureur n’a alerté les ingénieurs. On se dit qu’avec toute cette technologie, on devrait être prévenu, non ? Mais non. La rupture est survenue sans crier gare, rendant la situation d’autant plus inquiétante.
Cette nouvelle crise réveille un vieux traumatisme à Calgary. Elle rappelle douloureusement un incident similaire survenu début juin 2024, qui avait aussi conduit à des restrictions d’eau et à la déclaration de l’état d’urgence par l’ancienne mairesse, Jyoti Gondek, le 15 juin. La canalisation en question, la conduite principale de Bearspaw, construite en 1975, est d’une importance capitale. Elle fournit la majorité de l’eau de la ville. Alors quand elle lâche, c’est toute la métropole qui tremble.
Et les habitants, eux, en ont plus qu’assez. L’impact psychologique est énorme. Hunter Kunow, un résident de Montgomery, a exprimé toute son exaspération sans détour : « C’est un cauchemar. C’est le Nouvel An, c’est l’hiver, les gens ont besoin d’eau. » Son témoignage est criant de vérité. Il a même ajouté que certains de ses voisins envisagent carrément de déménager, terrifiés à l’idée que la chaussée n’explose à nouveau pendant qu’ils conduisent. Quand la peur s’installe à ce point, c’est que la confiance est sérieusement entamée.
Les promesses des autorités et le long chemin des réparations

credit : lemorning.ca (image IA)
Face à cette colère légitime, les élus ont dû monter au créneau. Le maire, Jeromy Farkas, n’a pas mâché ses mots lors de la conférence de presse. Sa déclaration a fait le tour des médias : « Jusqu’à ce que nous remplacions complètement ce tuyau, c’est une bombe à retardement avec laquelle les Calgariens devront vivre. » Le message est clair : le statu quo n’est pas acceptable. Il a promis que le conseil municipal était uni pour accélérer les choses.
Pour appuyer ses dires, M. Farkas a mentionné un investissement de 15 millions de dollars pour l’entretien des infrastructures. De son côté, David Duckworth, le directeur administratif de la Ville, a assumé 100% de la responsabilité de cette rupture. C’est rare, une prise de responsabilité aussi totale, il faut le souligner.
Mais les paroles, aussi fortes soient-elles, ne réparent pas les tuyaux. Le travail est colossal. Les autorités estiment que les réparations pourraient durer entre 7 et 10 jours. Dix jours de restrictions et d’incertitude pour une ville qui veut tourner la page de 2025. D’ailleurs, concernant le Nouvel An, le maire Farkas a tenu à rassurer tout le monde : les célébrations du Nouvel An 2026 ne sont pas annulées. Bien sûr, il a recommandé la prudence, mais au moins, il y a une lueur d’espoir pour fêter la nouvelle année, même modestement.
En attendant, Calgary retient son souffle. Entre les souvenirs du dernier été et cette nouvelle alerte hivernale, la confiance dans le réseau est mise à rude épreuve. La question que tout le monde se pose maintenant est simple : cette fois-ci, les promesses de changement seront-elles tenues ?
Selon la source : ici.radio-canada.ca
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.