Les bactéries de l’intestin changent dès le début de la maladie de Crohn et de la rectocolite, révèle une étude
Adam David - 2025-12-24 10:01
credit : lemorning.ca (image IA)
Une découverte internationale majeure sur les débuts de la maladie

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Vous savez, on entend souvent parler des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. Ce sont des conditions vraiment difficiles à vivre, avec des douleurs abdominales, de la fatigue, et un diagnostic qui peut parfois traîner en longueur.
Eh bien, une nouvelle étude internationale, publiée ce 23 décembre 2025 dans la prestigieuse revue Gastroenterology, vient de faire une découverte qui pourrait changer la donne. Dirigée par des chercheurs de l’Université de Birmingham, c’est la première à combiner les données brutes du microbiote provenant de multiples études à travers le monde.
Et ce qu’ils ont trouvé, c’est assez frappant : les changements dans les bactéries intestinales se produisent très tôt, dès l’apparition de la maladie. Ça ouvre un nouvel espoir pour un diagnostic plus précoce et, peut-être un jour, de nouveaux traitements. L’étude a été passée au crible : elle est relue par des pairs, sa source est fiable et ses faits ont été vérifiés.
Le cœur de la découverte : Perte de bonnes bactéries et arrivée d’intrus

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L’équipe de chercheurs a analysé les données de plus de 1 700 enfants et adultes répartis dans 11 pays différents. Le point crucial ? Tous venaient tout juste d’être diagnostiqués et n’avaient encore commencé aucun traitement. Ça permet de voir la situation « à l’état pur », en quelque sorte.
Les résultats sont clairs. Chez les personnes nouvellement diagnostiquées, on observe une chose inquiétante : une perte importante de bactéries anaérobies bénéfiques. Ces petites bactéries, qui n’aiment pas l’oxygène, sont essentielles. Elles nous aident à digérer les glucides complexes, ces fibres qu’on trouve dans les fruits, les légumes et les céréales complètes.
Et pendant ce temps-là, d’autres bactéries, moins désirables, font leur apparition dans l’intestin. Il s’agit de bactéries dites « tolérantes à l’oxygène », qui proviennent… de la bouche ! Oui, vous avez bien lu. Des bactéries comme Granulicatella et Hemophilus, normalement présentes dans notre flore buccale, semblent voyager jusqu’à l’intestin et y proliférer au début de la maladie.
Le Dr. Peter Rimmer, de l’Université de Birmingham et co-auteur principal de l’étude, explique ça très bien. Il dit que si des recherches antérieures laissaient entrevoir ce phénomène, c’est la première fois qu’on le démontre aussi nettement au tout début de la maladie et à une telle échelle internationale. « Cela nous donne une image plus claire de ce qui se passe dans l’intestin au tout début des MICI », souligne-t-il.
L’hypothèse de l’oxygène et ses implications pour l’avenir

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Tout ça vient étayer ce que les scientifiques appellent « l’hypothèse de l’oxygène ». En gros, l’idée c’est qu’une augmentation du niveau d’oxygène dans la paroi intestinale pourrait dérégler l’équilibre délicat du microbiote, ce qui contribuerait à l’inflammation. C’est un cercle vicieux : plus d’oxygène favorise les mauvaises bactéries, qui entretiennent l’inflammation.
Les implications sont énormes, vous voyez ? Si on comprend ce qui se passe au démarrage, on peut agir plus tôt. Cette recherche ouvre la voie à des outils de diagnostic innovants pour détecter la maladie bien avant que les symptômes ne deviennent vraiment graves.
Mais ce n’est pas tout. Elle pointe aussi vers de nouvelles stratégies de traitement. Au lieu de juste calmer l’inflammation avec des médicaments, on pourrait imaginer des thérapies qui cibleraient le microbiote lui-même. Par exemple, on pourrait essayer de réensemencer l’intestin avec de bonnes bactéries, ou bien de modifier les niveaux d’oxygène dans l’intestin pour recréer un environnement favorable. Ces approches seraient particulièrement prometteuses pour les personnes nouvellement diagnostiquées ou celles à haut risque.
Le Pr Tariq Iqbal, autre auteur principal de l’étude, y voit le fruit d’une recherche collaborative essentielle. « En combinant des données mondiales et de la bio-informatique avancée, nous nous rapprochons de thérapies personnalisées et non médicamenteuses qui pourraient transformer la prise en charge des maladies chroniques de l’intestin comme les MICI », affirme-t-il.
Conclusion : Un pas en avant significatif grâce à la collaboration

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Cette étude, intitulée « The Gut Microbiome at the Onset of Inflammatory Bowel Disease: A Systematic Review and Unified Bioinformatic Synthesis » (DOI : 10.1053/j.gastro.2025.09.014), est donc un vrai tour de force. Elle montre la puissance de rassembler des expertises différentes.
Le Pr Morris Gordon, de l’Université du Lancashire, le confirme : cette étude unique a permis d’identifier les conditions spécifiques de l’intestin au moment du diagnostic. Cela ouvre, selon lui, des pistes fascinantes à explorer pour le dépistage, le diagnostic et les thérapies.
Alors, bien sûr, ce n’est pas un remède miracle qui arrivera demain. La recherche prend du temps. Mais pour les millions de personnes touchées par ces maladies, c’est une lueur d’espoir concrète. Comprendre les premiers signaux, ces changements précoces du microbiote, c’est peut-être la clé pour intervenir avant que la maladie ne s’installe vraiment. C’est un bel exemple de comment la science, pas à pas, améliore notre compréhension du corps humain et notre capacité à le soigner.
Selon la source : medicalxpress.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.