Souscription à l’assurance santé : Des options moins chères existent, mais elles ne sont pas sans risques
Mathieu Gagnon - 2025-12-20 11:10
credit : lemorning.ca (image IA)
Des coûts qui grimpent et un délai qui approche

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Pour des millions d’Américains, la période d’inscription à l’assurance santé de l’Affordable Care Act (ACA, souvent appelé Obamacare) bat son plein pour l’année 2026. Mais, franchement, l’ambiance n’est pas à la fête. Beaucoup sont confrontés à des augmentations de primes et à la fin des subventions fiscales renforcées, ce qui se traduit par des factures plus salées que prévu.
Le temps presse, et l’inquiétude grandit. On entend des histoires de personnes, avec des problèmes de santé complexes, qui ont peur de ne pas survivre sans un accès aux soins garanti, comme le rapporte Audrey Morse Gasteier, la directrice du marché de l’assurance du Massachusetts. Du coup, les gens se tournent vers des courtiers ou appellent les centres d’appel officiels, cherchant désespérément une solution.
Et si la solution était en dehors du système ACA ? C’est une idée qui trotte dans beaucoup de têtes. Mais attention, ce chemin est semé d’embûches et il faut vraiment savoir où l’on met les pieds. Le Congrès américain, lui, semble bloqué. La Chambre des Représentants a bien voté un paquet de mesures, mais il a peu de chances d’aboutir au Sénat. Quatre républicains modérés se sont joints aux démocrates pour tenter de forcer un vote, probablement en janvier, sur une extension de trois ans des subventions. Mais même si ça passait, il faudrait encore l’accord du Sénat et du Président Donald Trump. Et dans le meilleur des cas, ces aides pourraient être appliquées rétroactivement. En attendant, la date limite officielle pour choisir un plan est fixée au 15 janvier pour une couverture qui commence le 1er février. Pour une couverture au 1er janvier, il est déjà trop tard dans la plupart des États.
Les alternatives hors-ACA : Un risque réel de sous-protection

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Face à la hausse des prix, certaines personnes pourraient être tentées par les plans d’assurance de court terme. Ils sont vendus en dehors des marchés officiels et peuvent être moins chers, c’est vrai. À la base, ils étaient conçus pour des situations temporaires, comme une période entre deux jobs. Ils ont l’air sérieux, avec des franchises, des copays et des réseaux de médecins.
Mais le diable est dans les détails. Ces plans ne sont pas conformes à l’ACA. Concrètement, ça veut dire qu’ils peuvent imposer des plafonds annuels ou à vie sur les remboursements. La grande majorité ne couvre pas les soins liés à la maternité. Certains pourraient même ne pas couvrir les médicaments sur ordonnance. Pire, ils demandent un questionnaire médical et peuvent refuser de couvrir, voire annuler rétroactivement la police, pour les personnes ayant des problèmes de santé préexistants. Et si vous tombez malade pendant la couverture, le renouvellement n’est pas garanti.
Ils n’ont pas non plus l’obligation de couvrir la liste des soins essentiels de l’ACA, comme les soins préventifs, l’hospitalisation ou les urgences. Ces lacunes ont poussé les démocrates à les qualifier d’‘assurance poubelle’. L’administration Trump, elle, défend leur utilité pour certains. Joshua Brooker, un courtier de Pennsylvanie, résume bien la situation : « Nous les recommandons quand c’est logique. Mais si vous souscrivez à une couverture de court terme, vous devez savoir quelles cases ne sont pas cochées. Ils ne sont pas pour tout le monde. Il faut être en bonne santé », ajoute Ronnell Nolan, une dirigeante syndicale du secteur. Autre limite : ils ne sont disponibles que dans 36 États. Des États comme la Californie les interdisent carrément.
Il existe aussi d’autres types de couverture, comme les plans d’indemnités ou les plans de partage basés sur la foi. Les premiers sont conçus pour compléter une assurance traditionnelle en payant une partie des franchises. Ils versent un montant fixe, par exemple quelques centaines de dollars par jour d’hôpital, mais ça couvre rarement l’intégralité des frais. Les seconds, les plans de partage, mettent en commun l’argent des membres pour payer les factures médicales. Mais ils ne sont pas tenus de détenir des réserves financières spécifiques et le paiement des dépenses n’est pas garanti. Certains ont même été accusés de fraude. Ronnell Nolan est claire : « Oui, c’est moins cher, et oui, ça marche pour certaines personnes. Mais vous devez comprendre ce que ce plan fait. Ce serait mon dernier recours ».
Rester dans l’ACA : Les options à faible prime et le choc des franchises

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Pour ceux qui veulent rester dans le giron de l’ACA, les primes les plus basses se trouvent généralement dans les catégories ‘bronze’ ou ‘catastrophique’. En Californie, Jessica Altman note une augmentation des inscriptions aux plans bronze. Le hic, c’est que ces plans affichent des franchises annuelles très élevées. En moyenne nationale, une franchise pour un plan bronze tourne autour de 7 500 dollars.
Une nouveauté pour 2026 : l’éligibilité aux plans catastrophiques est élargie. Avant, ils étaient réservés aux moins de 30 ans. Maintenant, les personnes qui perdent leurs subventions à cause de l’expiration des crédits d’impôt renforcés peuvent aussi y prétendre. Comme leur nom l’indique, ils sont là pour les catastrophes – un cancer, un grave accident de voiture. Leur franchise peut atteindre le plafond annuel de dépenses personnelles de l’ACA, soit 10 600 dollars pour un individu et 21 200 dollars pour une famille. Mais attention, ils ne sont pas disponibles dans toutes les régions.
La réalité du terrain est rude. Lauren Jenkins, une courtière en Oklahoma, explique que certains de ses clients qui gagnaient moins de 25 000 dollars cette année avaient droit à des plans presque gratuits grâce aux subventions. L’an prochain, leur coût pourrait monter à 100 dollars par mois ou plus pour un plan ‘argent’. Pour réduire la facture mensuelle, elle leur montre des plans bronze. « Mais ils pourraient avoir une franchise de 6 000, 7 000 ou 10 000 dollars à payer maintenant », dit-elle. « Pour des gens qui ne gagnent que 25 000 dollars par an, ce serait désastreux. » Un détail à savoir : les plans bronze et catastrophique peuvent être couplés à des comptes d’épargne santé (HSA), qui permettent de mettre de l’argent de côté sans impôts pour les frais médicaux, une option plus prisée par les foyers aux revenus élevés.
Conseils pratiques pour naviguer et ne pas se tromper

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Il peut être payant de comparer les offres. Parfois, changer de plan, même chez le même assureur, ou passer à un niveau de couverture différent (bronze, argent, or, platine) fait baisser la prime. C’est contre-intuitif, mais Joshua Brooker remarque que dans certaines zones, les plans ‘or’ sont moins chers que les ‘argent’. Il faut vraiment vérifier.
Autre piste : les personnes qui dirigent leur propre entreprise avec un seul employé pourraient peut-être bénéficier d’un plan de groupe, qui est parfois moins onéreux qu’une police individuelle. Ce n’est pas autorisé dans tous les États, mais ça vaut le coup de se renseigner, comme le fait Ronnell Nolan pour un client dont la seule employée est son épouse. Joshua Brooker tempère cependant : les tarifs ACA pour les petits groupes (moins de 50 salariés) sont variables géographiquement et ne sont pas toujours moins chers.
Les experts insistent : ne pas attendre la dernière minute. Il faut aller sur le site officiel du marché fédéral (Healthcare.gov) ou de son État, remplir ou mettre à jour une demande avec ses revenus pour voir concrètement à quoi s’attendre en 2026. Même sans intervention du Congrès, les subventions ne disparaîtront pas totalement. Elles seront juste plus petites, et il y a un plafond de revenu : elles s’arrêtent pour les foyers gagnant plus de quatre fois le seuil de pauvreté, soit 62 600 dollars pour une personne seule et 84 600 dollars pour un couple en 2026.
Méfiance aussi sur internet : il existe des sites qui imitent les plateformes officielles mais ne proposent pas de plans conformes à l’ACA. Healthcare.gov est la porte d’entrée sûre. Enfin, dernier point crucial mais souvent oublié : il faut payer la première prime pour que la couverture entre en vigueur. Sinon, toutes ces démarches n’auront servi à rien.
Conclusion : Un choix difficile entre le coût et la sécurité

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En résumé, la période d’inscription pour 2026 est un vrai casse-tête financier pour beaucoup. Les options moins chères en dehors de l’ACA, comme les plans de court terme ou les plans de partage, présentent des risques considérables : couverture limitée, exclusions pour les problèmes de santé existants, et absence de garanties fondamentales. C’est un pari dangereux, surtout pour les personnes âgées ou avec des antécédents médicaux.
Au sein de l’ACA, le recours aux plans bronze ou catastrophique permet de réduire la prime mensuelle, mais reporte le coût sur des franchises très élevées, potentiellement insurmontables pour les foyers aux revenus modestes. Le paysage est complexe et anxiogène.
La clé, finalement, est de prendre le temps de bien se renseigner, d’utiliser les outils officiels, et éventuellement de se faire aider par un conseiller agréé. Il faut peser le risque financier immédiat (la prime) contre le risque financier futur (la franchise en cas de pépin de santé). Dans ce contexte d’incertitude politique et de hausse des coûts, faire le bon choix demande plus que jamais de la vigilance et une compréhension fine des détails, souvent cachés dans les petites lignes du contrat.
Selon la source : medicalxpress.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.