La traque se termine : le suspect de la fusillade de l’université Brown s’est suicidé

La traque se termine : le suspect de la fusillade de l’université Brown s’est suicidé credit : lemorning.ca (image IA)

Une fin tragique pour un drame américain

On apprend toujours avec un pincement au cœur ce genre de nouvelles. Une histoire qui a secoué une prestigieuse université américaine vient de connaître une conclusion tragique et, il faut bien le dire, un peu frustrante pour les enquêteurs et les familles. L’homme suspecté d’avoir ouvert le feu sur le campus de l’université Brown, à Providence, dans le Rhode Island, a été retrouvé mort. Il s’est apparemment donné la mort, mettant ainsi fin à six jours d’une traque qui avait terrifié la région.

C’est le chef de la police de Providence en personne, Oscar Perez, qui en a fait l’annonce jeudi soir lors d’une conférence de presse. Un peu plus tôt dans la journée, jeudi, les enquêteurs avaient pourtant indiqué avoir enfin identifié un suspect, rappelant l’horreur de l’attaque survenue le samedi précédent.

Je suppose que ça arrive souvent, mais ça laisse toujours un goût amer. Les réponses aux pourquoi ne viendront probablement jamais, et les familles des victimes devront vivre avec cette absence de compte à rendre.

Le drame du samedi et son lourd bilan

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Il faut revenir en arrière pour bien comprendre. Tout a basculé un samedi, dans ce bâtiment qui abrite les départements d’ingénierie et de physique. C’était le jour des examens, vous imaginez l’ambiance studieuse qui a dû être brisée net. Un tireur a ouvert le feu, semant la panique et la mort. Deux jeunes étudiants ont perdu la vie dans cette attaque d’une violence absurde. Leurs noms ont été rendus publics : Ella Cook et Mukhammad Aziz Umurzokov. Des noms, des visages, des futurs volés.

Et les blessés étaient nombreux. Neuf autres personnes ont été touchées. Les autorités ont donné un point précis sur leur état mercredi. Trois d’entre eux avaient déjà pu quitter l’hôpital, ce qui est une bonne nouvelle, j’imagine. Cinq étaient toujours hospitalisés, mais leur état était jugé stable. Le dernier, en revanche, se trouvait dans un état critique, même si les médecins le qualifiaient de « stable ». Une situation qui devait angoisser terriblement ses proches.

L’enquête a bien sûr démarré immédiatement. Et dimanche, on a cru un moment avoir mis la main sur quelqu’un. Un homme a été appréhendé. Mais les choses ne sont jamais simples… Faute de preuves suffisantes, de ces fameux « éléments incriminants », l’homme a dû être relâché. Une fausse piste, en somme. Les enquêteurs ont donc dû se tourner vers le public. Ils ont diffusé des photos d’un suspect, ainsi que d’une autre personne qui aurait pu être en contact avec lui. Et pour motiver les témoignages, ils ont promis une récompense de 50 000 dollars pour toute information menant à l’arrestation de l’individu, présenté comme armé et dangereux.

Un suspect identifié puis retrouvé mort

Et puis, finalement, jeudi, la piste a abouti. Les enquêteurs ont annoncé avoir identifié un suspect. Le soulagement a dû être de courte durée. Parce que le chef Perez a annoncé, ce même jeudi soir, que le suspect, un ressortissant portugais de 48 ans, s’était donné la mort. L’affaire était bouclée, mais d’une manière qui ne laisse aucune place à la justice.

Les conférences de presse ont été un peu chahutées, d’ailleurs. Celle qui était prévue à 16h, heure locale, a été retardée. Sans doute parce que la situation évoluait rapidement en coulisses.

Et puis, il y a cette autre affaire, dans le coin, qui a fait tiquer les médias. Une sorte de coïncidence sinistre. À environ 70 kilomètres de là, dans le Massachusetts, un professeur de la très réputée université MIT a été retrouvé mort par balle chez lui, à Brookline. Ça s’est passé lundi soir. Nuno Loureiro, 47 ans, originaire du Portugal lui aussi, a été déclaré mort à l’hôpital mardi matin. Il enseignait les sciences et le génie nucléaire ainsi que la physique au MIT depuis 2016.

Forcément, avec la proximité géographique, les dates qui se suivent, et l’origine portugaise commune, les médias américains se sont demandé s’il y avait un lien. Mais les autorités, elles, ont vite tempéré les spéculations. L’agent du FBI en charge de l’enquête sur la mort du professeur, Ted Docks, a été très clair lors d’une conférence de presse mardi. À l’heure actuelle, il ne semble y avoir aucun lien entre ce décès et l’attaque à Brown. C’est ce qu’il a dit. « À l’heure actuelle »… on sait ce que ça veut dire, les enquêtes peuvent évoluer, mais pour le moment, c’est considéré comme deux tragédies distinctes.

Conclusion : Une communauté universitaire meurtrie

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Alors voilà. Une fusillade dans une université de l’Ivy League, deux jeunes vies fauchées, neuf autres brisées, et un suspect qui échappe à toute justice terrestre en mettant fin à ses jours. C’est le triste bilan de cette semaine à Providence. La communauté de l’université Brown, réputée dans le monde entier, est profondément meurtrie.

Et cette autre histoire, celle du professeur portugais du MIT retrouvé mort, plane comme une ombre supplémentaire sur la région de la Nouvelle-Angleterre, même si les autorités insistent sur le fait qu’il n’y a pas de connexion. Deux drames, peut-être indépendants, qui rappellent cruellement la fragilité de tout cela. L’enquête sur la fusillade, elle, ne s’arrête probablement pas là. Il reste à comprendre les motivations, à reconstituer le parcours de ce suspect de 48 ans. Mais sans lui pour s’expliquer, beaucoup de questions risquent de rester sans réponse.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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