Adopter les bonnes habitudes cardiaques après un cancer : une clé pour vivre plus longtemps
Adam David - 2025-12-16 11:00
credit : lemorning.ca (image IA)
Une découverte simple et puissante pour les personnes touchées par le cancer

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Voilà une étude qui donne vraiment de l’espoir. On savait déjà que bouger, manger équilibré et surveiller sa tension était bon pour le cœur. Mais ce qui est nouveau, et plutôt formidable, c’est que ces mêmes bonnes habitudes se révèlent être de véritables alliées de taille pour les personnes qui ont eu un cancer. C’est pas juste une petite recommandation en l’air, c’est le résultat concret d’une vaste recherche italienne publiée dans un journal médical de renom, l’European Heart Journal.
L’idée est venue d’un projet nommé UMBERTO, mené en collaboration par la Fondation Umberto Veronesi et l’Unité de Recherche en Épidémiologie et Prévention de l’I.R.C.C.S. Neuromed, à Pozzilli. Ils se sont appuyés sur des données solides, celles de l’étude Moli-sani, qui est l’une des plus grandes études de population au monde. Ils ont ainsi pu suivre près de 779 adultes italiens, hommes et femmes, pendant pas moins de 15 ans. Le point commun ? Tous avaient déjà reçu un diagnostic de cancer au moment de leur inclusion dans l’étude.
Comment mesurer l’impact du mode de vie ? L’outil LS7

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Pour évaluer l’état de santé des participants, les chercheurs ont utilisé un outil plutôt malin, le score « Life’s Simple 7 » (LS7), développé par l’American Heart Association. En gros, ce score note sur 7 points les grands piliers d’une vie saine pour le cœur : est-ce qu’on fume, est-ce qu’on fait du sport, comment on mange, quel est notre poids, notre tension artérielle, notre taux de cholestérol et notre glycémie. C’est une sorte de bulletin de santé cardiovasculaire.
L’équipe a donc regardé à quel point les anciens patients cancéreux suivaient ces conseils… et a analysé l’impact sur leur risque de décès, toutes causes confondues. Les résultats, il faut le dire, sont assez frappants.
Les chiffres qui parlent d’eux-mêmes : une mortalité réduite de 38%

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L’étude a montré quelque chose de très concret : les participants qui avaient les habitudes les plus saines selon le score LS7 voyaient leur risque de mortalité globale diminuer de 38% par rapport à ceux dont le mode de vie était moins bon. Imaginez, plus d’un tiers de risque en moins, simplement grâce à ces gestes du quotidien.
Et ce n’est pas tout. Chaque petit effort compte, littéralement. Chaque fois que le score LS7 augmentait d’un point, le risque de mourir spécifiquement du cancer baissait de 10%. C’est une donnée incroyablement motivante : améliorer ne serait-ce qu’un peu son alimentation ou son activité physique a un effet direct et mesurable.
Marialaura Bonaccio, la première autrice de l’étude, résume bien les choses : « Notre étude montre qu’un score basé sur les facteurs de risque cardiovasculaires traditionnels, déjà validé dans la population générale, peut aussi prédire une meilleure survie chez les personnes ayant des antécédents de cancer. » Elle ajoute, et c’est un message fort : « Adopter des habitudes saines comme bien manger, faire de l’exercice régulièrement et maintenir un poids corporel adéquat apporte un soutien concret à ceux qui ont été confrontés ou sont actuellement confrontés à cette maladie. »
Le pouvoir supplémentaire du régime méditerranéen et les mécanismes biologiques partagés

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Les chercheurs ont poussé l’analyse plus loin. Ils ont remplacé le volet « alimentation » général du score américain LS7 par une mesure plus précise de l’adhésion au régime méditerranéen. Et là, le lien entre les comportements sains et la survie est devenu encore plus fort, protégeant même mieux des décès liés aux maladies cardiovasculaires.
Ce régime, typique du sud de l’Europe et riche en fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses, poisson et huile d’olive extra vierge, se confirme une fois de plus comme un allié de choc, non seulement pour le cœur mais aussi pour le bien-être des personnes vivant avec un cancer.
Mais pourquoi ces mêmes habitudes protègent-elles contre deux maladies aussi différentes ? L’étude apporte un début de réponse fascinant. Selon les chercheurs, une grande partie du lien entre mode de vie sain et mortalité réduite s’expliquerait par trois facteurs biologiques communs aux maladies cardiovasculaires et au cancer : une inflammation de bas grade, la fréquence cardiaque et le taux sanguin de vitamine D. Cela confirme l’existence d’un « terrain » biologique partagé, une hypothèse scientifique connue sous le nom de « common soil hypothesis » (l’hypothèse du terrain commun).
Maria Benedetta Donati, investigatrice principale de la plateforme commune, commente : « Cette étude confirme une hypothèse scientifiquement fascinante, à savoir que les maladies chroniques qui semblent différentes, comme le cancer et les affections cardiovasculaires, pourraient partager des fondements biologiques et des mécanismes de développement et de progression. »
Conclusion : Un message d’espoir et de santé publique intégrée

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Au final, cette recherche nous livre un message extrêmement puissant et positif. Licia Iacoviello, directrice de l’Unité d’Épidémiologie et Prévention à Neuromed, l’explique bien : « Les résultats renforcent l’idée que les modes de vie sains et la prévention primaire ne sont pas seulement efficaces pour réduire le risque de maladies chroniques chez les personnes en bonne santé, mais aussi pour améliorer le pronostic et la qualité de vie des personnes qui ont déjà été confrontées à un cancer. C’est un message de santé publique qui relie deux domaines qui ne sont qu’apparemment séparés : le cardiovasculaire et l’oncologique. »
Chiara Tonelli, présidente du Comité scientifique de la Fondation Umberto Veronesi, souligne quant à elle la vision intégrée du projet UMBERTO, qui place l’individu au centre d’un modèle global de style de vie. Elle rappelle l’interconnexion cruciale entre l’alimentation, l’activité physique et les autres comportements sains pour influencer les mécanismes communs aux maladies.
Alors, le mot de la fin ? Peut-être que prendre soin de son cœur, c’est bien plus que protéger un seul organe. C’est un réflexe global qui donne à notre corps, surtout après l’épreuve d’un cancer, les meilleures chances de se défendre et de vivre longtemps, et bien. C’est un cercle vertueux qui commence dans notre assiette et se poursuit par nos pas quotidiens.
Selon la source : medicalxpress.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.