Méfiez-vous de vos desserts aux pistaches pour les Fêtes ! Une série de rappels met en garde

Méfiez-vous de vos desserts aux pistaches pour les Fêtes ! Une série de rappels met en garde credit : lemorning.ca (image IA)

Une alerte aux pistaches iraniennes avant Noël

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Si vous avez prévu de servir une bûche de Noël à la pistache ou une tarte à la pistache pendant les Fêtes, attention ! Faites une petite pause avant de finaliser votre menu. Il y a une alerte sanitaire majeure en ce moment au Canada qui concerne ces noix vertes. Personnellement, je trouve ça assez préoccupant, surtout avec la période des fêtes qui approche. On a tous envie de faire plaisir à nos convives, mais on ne voudrait pas les rendre malades, bien sûr.

Depuis le mois d’août, l’Agence de santé publique du Canada a émis plus de 160 avis de rappel pour des produits contenant des pistaches, et ça continue presque tous les jours. C’est une véritable cascade. La cause ? Une éclosion de la bactérie salmonelle, qui peut provoquer la salmonellose. La vaste majorité des pistaches mises en cause viennent d’Iran, un des plus grands producteurs mondiaux avec les États-Unis, bizarrement. Les pistaches provenant d’autres pays, elles, ne sont pas touchées, c’est important de le savoir.

L’interdiction, la pénurie et l’ampleur de l’éclosion

Les autorités canadiennes ont interdit temporairement l’importation de pistaches iraniennes depuis le 27 septembre 2025. Même avec ça, on a droit à un nouveau rappel pratiquement quotidiennement, c’est vous dire. Maintenant, pour qu’un produit soit accepté, les importateurs doivent prouver que leurs pistaches ne viennent pas d’Iran. Sinon, les envois sont retenus, testés, ou purement et simplement refusés. Mais cette interdiction a créé une autre conséquence : une pénurie, et donc une hausse des prix des pistaches partout au pays. C’est la double peine, en quelque sorte.

Le bilan humain, lui, est loin d’être anodin. La dernière mise à jour de l’Agence, en date du 2 décembre 2025, fait état de 155 cas d’infection déclarés dans six provinces. Le Québec est particulièrement touché, avec à lui seul 77 cas, soit la moitié des malades. L’Ontario suit avec 58 cas, puis la Colombie-Britannique (9), l’Alberta (7), le Manitoba (3) et un cas au Nouveau-Brunswick. L’Agence juge la situation préoccupante.

Mais le plus inquiétant, c’est que ces chiffres ne sont que la partie visible de l’iceberg. Anne-Marie Lowe, épidémiologiste à l’Agence, explique à l’émission Le 15-18 que pour un cas confirmé en laboratoire, on estime qu’il y en a 26 autres qui ne sont pas déclarés. Autrement dit, ça signifie que plusieurs milliers de Canadiens auraient pu être infectés depuis le début de l’année. Heureusement, malgré tout ça, seuls 24 cas sur les 155 ont nécessité une hospitalisation et, Dieu merci, aucun décès n’a été rapporté.

Pourquoi tant de rappels et comment la contamination arrive-t-elle ?

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C’est une question qu’on se pose tous : pourquoi il y a autant de rappels qui s’étirent dans le temps ? Sylvain Quessy, un professeur retraité spécialiste de la salubrité des aliments, explique à la radio que c’est un processus d’enquête compliqué. On ne trouve pas la source de contamination comme ça, d’un claquement de doigts. Un problème, c’est qu’au Canada, il n’est pas obligatoire d’indiquer le pays d’origine sur les emballages de pistaches. Et pour un produit transformé, comme une tablette de chocolat fabriquée ici, l’origine des pistaches utilisées n’est souvent pas indiquée. Difficile, dans ces conditions, de tracer le produit, vous imaginez.

En plus, la pistache, c’est un aliment qui se conserve longtemps. Si elle est bien séchée, elle peut tenir jusqu’à deux ans sur une étagère ou dans un placard. Du coup, écouler les stocks contaminés prend un temps fou, et ces produits peuvent encore traîner chez les gens ou en magasin. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a d’ailleurs une enquête en cours qui pourrait entraîner encore d’autres rappels.

Alors, comment ces pistaches sont-elles contaminées ? Les salmonelles sont des bactéries tenaces. Lawrence Goodridge, un autre expert, explique qu’elles peuvent vivre des années sur un aliment sec, même si elles ne s’y multiplient pas. Chauffer ou congeler les pistaches ne sert à rien pour les tuer, c’est foutu d’avance. Les sources de contamination sont multiples. La source est probablement animale, car la bactérie vit dans les intestins. Les oiseaux, les insectes peuvent la déposer sur les fruits avant la récolte. L’eau d’irrigation contaminée est aussi un coupable possible. Pour la récolte, on secoue les arbres, et les pistaches tombent sur des plateaux qui peuvent être sales. Keith Warriner, microbiologiste, ajoute que certaines souches, comme le sérotype Havana impliqué ici, peuvent même persister dans le sol. Bref, c’est tout un cocktail.

Que faire ? Reconnaître les symptômes et protéger les plus vulnérables

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Voilà le plus important : savoir quoi faire et quels sont les risques. Le premier point, c’est que les aliments contaminés ne sentent pas mauvais et n’ont pas d’aspect anormal. On ne peut pas se fier à nos sens. Si vous avez acheté un produit rappelé, il faut le jeter ou le rapporter au magasin, même s’il a l’air parfaitement bon.

Les personnes les plus à risque, ce sont les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et ceux dont le système immunitaire est faible. Pour elles, une infection à la salmonelle peut être très grave, voire mortelle. Et attention, même après la maladie, des complications à long terme comme une forme grave d’arthrite peuvent survenir. Pour les autres, les symptômes sont certes désagréables, mais généralement de courte durée : fièvre, maux de tête, vomissements, nausées, douleurs au ventre et diarrhée. Ça apparaît entre 6 et 72 heures après avoir mangé l’aliment et ça dure de quatre à sept jours en moyenne. Une petite note intéressante : 70% des cas déclarés concernent des femmes. On ne sait pas trop pourquoi.

La consigne des autorités est claire : si vous pensez avoir consommé un produit visé par un rappel, contactez un professionnel de la santé. Mieux vaut être prudent, surtout en cette période de réjouissances. Alors, pour vos desserts de Noël, vérifiez bien les ingrédients, ou pensez peut-être à une autre noix cette année. C’est triste, mais c’est plus sûr.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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