Le ping-pong, un allié étonnant contre l’alzheimer et le parkinson

Le ping-pong, un allié étonnant contre l’alzheimer et le parkinson credit : lemorning.ca (image IA)

Une raquette à la main pour mieux combattre

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Et si le remède à certains des maux les plus redoutés du cerveau se cachait dans un simple club de sport, sur une table de ping-pong ? C’est ce que suggèrent de plus en plus d’études, et surtout, ce que vivent au quotidien des personnes touchées par la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson.

La pratique du tennis de table est de plus en plus vue comme une voie prometteuse pour ralentir les effets de ces maladies neurodégénératives. L’engouement est tel qu’il existe désormais des Championnats du monde dédiés, organisés chaque année depuis 2023. Et cocorico, c’est un Québécois, David Maurin, qui a remporté la dernière édition dans la catégorie Alzheimer. Un beau symbole.

Je trouve ça fascinant, vous savez ? On parle souvent de médicaments, de thérapies complexes… et là, on découvre les vertus d’un sport qu’on a tous pratiqué un jour en colonie de vacances. C’est plutôt réconfortant, non ?

Des champions du quotidien : les histoires de David et Pascale

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Prenons David Maurin. Il jouait déjà enfant, a arrêté, puis a repris la raquette après son diagnostic, poussé par un ami. Le résultat ? Il le dit lui-même : « Ça me fait vraiment du bien. Je suis certain que ça m’aide beaucoup. » C’est simple, direct, et ça vient du cœur.

Sa fille, Juliette, observe des changements concrets. Elle note d’abord l’aspect social, le plaisir pur qu’il retire des entraînements. Mais elle va plus loin : « On a le sentiment, et ça semble être de plus en plus démontré par les études, que ça le stimule. » Elle remarque même qu’il trouve plus facilement ses mots quand il est en action, pendant le sport. Un effet qui serait encore plus marqué avec le ping-pong qu’avec une simple marche.

C’est en discutant avec une amie de sa mère qu’ils ont découvert l’existence de ces championnats du monde. « Le premier soir, on a regardé ça, et tout de suite, papa a dit : ‘On y va’ », raconte Juliette. Une décision spontanée qui les a menés aux Mondiaux 2024 en France, puis à ceux de fin novembre à Helsinborg, en Suède. Avec succès : David Maurin en est revenu champion, avec une médaille qu’il « amène partout », même à l’épicerie !

De l’autre côté, il y a Pascale Kœnig. Diagnostiquée parkinsonienne il y a 11 ans, cette Montréalaise a décidé de reprendre le sport en 2020. Elle aussi y jouait enfant. Aujourd’hui, c’est deux séances de trois heures par semaine. « C’est très intense, mais aussi trois heures de plaisir », confie-t-elle.

Pour elle, le bénéfice est multiple : « C’est extrêmement valorisant de voir les progrès qu’on peut faire. Les bénéfices sur la concentration, la coordination, les mouvements, les déplacements. C’est vraiment un grand stimulant. » Un vrai défi, car le tennis de table est un sport de haute précision. Elle décrit une « lenteur de réaction », un décalage entre ce que le cerveau veut faire et ce que le corps exécute. Mais quand le mouvement est parfait, c’est une « sensation plaisante » extraordinaire.

Bien plus qu’un sport : un remède social et scientifique

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Au-delà de l’aspect purement physique et cognitif, il y a cette dimension sociale, primordiale. Pascale le souligne avec émotion : « Avec la maladie de Parkinson, on a tendance à se replier. Là, ça pousse à l’ouverture. » Voir d’autres personnes atteintes, « être combatifs, avoir la détermination de gagner chaque point », c’est très beau et très fort.

La famille Maurin a vécu la même chose du côté Alzheimer. Ils se sont liés d’amitié avec une équipe grecque. « Cette année, ils étaient six participants Alzheimer. C’est inspirant », témoigne Juliette, qui ajoute souhaiter faire connaître cette expérience à plus de Canadiens.

Ces aventures sont soutenues. La Fédération canadienne a accordé une bourse pour les déplacements et fourni des uniformes. La Fédération québécoise a mis à disposition un instructeur pour un entraînement. Les Championnats du monde, eux, ne sont pas que des compétitions. Ils s’accompagnent d’une série de conférences présentant les dernières avancées scientifiques.

Et justement, la science semble leur donner raison. Le mois dernier, une revue systématique publiée dans Acta Psychologica a examiné les effets du tennis de table sur le vieillissement cérébral. Sa conclusion est claire : cette pratique pourrait bel et bien améliorer certaines fonctions motrices et cognitives chez les personnes atteintes de maladies comme Parkinson et Alzheimer. Ça ne fait pas tout, bien sûr, mais c’est un espoir concret et accessible.

Conclusion : La suite de l’aventure et un message d’espoir

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Alors, quelle est la suite ? La prochaine édition de ces championnats du monde pas comme les autres aura lieu en Chine, la Mecque du tennis de table. Une nouvelle étape pour ces athlètes extraordinaires du quotidien.

Leur histoire, à David et Pascale, elle nous parle à tous. Elle montre que face à l’adversité d’une maladie, il existe des chemins de résilience où le jeu, l’effort et le lien social jouent un rôle immense. Le ping-pong, avec sa rapidité, sa nécessité de concentration et de coordination, agit comme une gymnastique complète pour le cerveau et le corps.

C’est peut-être une petite balle en celluloïd, mais pour eux, elle pèse lourd. Elle représente un défi, une victoire, une médaille à l’épicerie, et surtout, un bien-être tangible. Un bel exemple de comment une activité simple peut avoir un impact profond. Ça donne à réfléchir, et surtout, beaucoup d’espoir.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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