Inondations en Colombie-Britannique : L’autoroute 1 rouverte partiellement alors que la situation reste précaire
Adam David - 2025-12-14 10:25
credit : lemorning.ca (image IA)
Une réouverture timide au milieu des eaux

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Ça fait déjà plusieurs jours que la pluie ne cesse de tomber sur la Colombie-Britannique, et la situation, eh bien, elle est loin d’être réglée. Même si on annonce une petite amélioration. Hier, vers 18 heures heure locale, le ministère des Transports a confirmé une nouvelle qui va soulager certains automobilistes : l’autoroute 1 a été rouverte à la circulation… mais seulement en direction ouest, dans le secteur de Sumas. C’est un pas en avant, je suppose, mais faut pas crier victoire trop vite.
La vitesse est limitée à 70 km/h, et pour ceux qui doivent aller vers l’est, c’est toujours la même galère. Les voies dans cette direction sont encore noyées, l’eau se retire lentement, paraît-il. Du coup, les gens qui se dirigent vers l’est doivent continuer à faire un gros détour par la route 7. Ce n’est pas une partie de plaisir, surtout avec ce temps. L’agence DriveBC, elle, est plutôt pessimiste et prévient que d’autres routes pourraient fermer sans préavis tant que la météo n’est pas clémente.
Et puis, la route 3 entre Hope et East Gate ? Elle reste fermée, tout simplement. Les fortes pluies ont laissé des traces : selon la dernière mise à jour, il y aurait pas moins de 21 sites gravement endommagés, notamment par des glissements de terrain. C’est du sérieux. Le ministère des Transports a même posté des photos sur Facebook montrant les travaux de réparations qui se poursuivent. On sent que c’est un travail de titan.
Une frontière perturbée et des fermiers sous l’eau
Le poste frontalier de Sumas, lui aussi, est impacté. Il reste fermé aux véhicules commerciaux, seuls les résidents locaux peuvent passer. Les Services frontaliers sont très clairs : ils demandent aux conducteurs qui ne vivent pas dans la région d’éviter carrément la route 11/Sumas. Motif ? Les inondations et les possibles opérations d’évacuation de l’autre côté, dans l’État de Washington. C’est tout un pétrin.
Mais ce qui m’a vraiment serré le cœur, c’est l’histoire des fermiers. Imaginez-vous à leur place. Malgré le risque, plusieurs ignorent les ordres d’évacuation. Pourquoi ? Parce qu’ils refusent catégoriquement d’abandonner leurs animaux. C’est viscéral. Jesse Fuller, par exemple. Depuis 48 heures, le seul accès à sa ferme est bloqué par les eaux. Samedi, il a dû sortir son bateau de pêche juste pour aller chercher des provisions. Lui, sa femme et leurs trois jeunes enfants sont restés sur place. Pour surveiller le bétail.
« Impossible d’abandonner mes animaux. Alors on fait ce qu’on doit faire pour survivre », a-t-il déclaré. Et on le comprend, quand on sait qu’en 2021, environ 600 000 animaux d’élevage sont morts noyés lors d’inondations similaires. C’est un chiffre qui glace le sang. Kim Dykman, qui tient une ferme laitière avec sa famille, est dans le même bateau, si je puis dire. Pour se déplacer samedi, elle a dû marcher dans l’eau qui lui montait jusqu’à la taille, habillée d’un ciré. « Nous sommes simplement inquiets à cause des prévisions de pluie », a-t-elle dit, en ajoutant tout de même que le niveau de l’eau baissait, pour l’instant.
Une colère qui monte et des souvenirs douloureux

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Cette colère, elle n’est pas dirigée vers le ciel, mais plutôt vers le sud. Les agriculteurs comme Kim Dykman sont « plus que frustrés ». Et on les comprend. La Ville d’Abbotsford a, selon eux, fait « tout son possible » ces quatre dernières années pour renforcer les digues et la station de pompage de Barrowtown. Mais de l’autre côté de la frontière, dans l’État de Washington, les mesures de prévention semblent… insuffisantes. C’est du moins ce qu’ils ressentent.
La cause de ces inondations, c’est le débordement de la rivière Nooksack, là-bas, aux États-Unis. Elle a déferlé jeudi, continuant à s’écouler vendredi vers Abbotsford. Un triste remake de novembre 2021. Les autorités locales disent que le niveau a atteint son pic et qu’il baisse maintenant, mais la méfiance est là. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : samedi à 10h, la Ville d’Abbotsford recensait encore 460 propriétés sous ordre d’évacuation et 1060 autres en alerte d’évacuation. Et ce n’est pas fini : vendredi soir, la Première Nation de Chawathil a publié un ordre d’évacuation pour deux propriétés à Hope.
C’est une région qui retient son souffle, hantée par le souvenir de 2021. Et l’impression que les leçons n’ont pas toutes été tirées. C’est ça qui doit être le plus dur à avaler pour les gens sur place.
La menace persistante des nouvelles pluies

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Le pire, c’est que le répit pourrait être de courte durée. Les eaux de la vallée du Fraser ont commencé à se retirer samedi, c’est vrai. Mais les prévisions météo font froid dans le dos. Environnement Canada et le Centre de prévision des crues de la Colombie-Britannique sont sur le pied de guerre. Vers 11h30 samedi, le Centre a publié un avis de débit élevé pour une bonne partie de la région : la côte nord, centrale et sud, les affluents du cours inférieur du fleuve Fraser, la vallée du Fraser elle-même et l’île de Vancouver.
Cet avis, il faut le comprendre, signifie que le niveau des rivières monte ou va monter vite. On ne parle pas (encore) d’inondation majeure, mais le risque d’inondations mineures dans les zones basses est bien réel. Et en plus de ça, l’alerte d’inondation pour la rivière Sumas est toujours en vigueur. Son débit, samedi après-midi, était carrément 12 fois supérieur à la normale. C’est colossal.
Environnement Canada prévoit des précipitations « plus abondantes » dès dimanche soir et dans la nuit de dimanche à lundi pour la vallée du Fraser. On parle de 30 à 60 mm de pluie, avec des rafales de vent pouvant atteindre 80 km/h. C’est typique d’une tempête d’automne, mais sur un sol déjà « saturé », comme ils le disent, ça change tout. L’agence met même en garde contre un risque accru de glissements de terrain.
Et ce n’est pas tout. Pour l’île de Vancouver, c’est un avertissement à part, encore plus sévère, avec jusqu’à 100 mm de pluie prévus d’ici lundi. Un « fort système frontal » doit arriver cet après-midi, apportant de la pluie forte, qui ne cessera que lundi après-midi. C’est une autre épée de Damoclès au-dessus de la tête des habitants et des équipes de secours.
Conclusion : Rester prudent et informé
Alors, où en est-on ? D’un côté, une autoroute 1 qui commence à respirer par une narine. De l’autre, des routes coupées, une frontière en berne, des centaines de familles sur le qui-vive ou déjà évacuées, et des agriculteurs qui se battent pour sauver ce qu’ils ont construit. Et puis ce ciel, qui promet encore de nous tomber sur la tête.
Le conseil des autorités, c’est de rester extrêmement prudent et de bien vérifier l’état des routes avant de prendre la voiture. Le site de DriveBC (en anglais, malheureusement) reste la référence pour les fermetures et réouvertures. C’est un conseil de bon sens, mais en ce moment, le bon sens c’est ce qu’il y a de plus précieux.
Cette situation nous rappelle cruellement la fragilité de nos infrastructures face aux éléments. Et elle pose aussi des questions, des questions difficiles sur la préparation et la coordination transfrontalière. En attendant que les eaux se calment vraiment, la seule chose à faire est de suivre les consignes, de s’entraider, et de croiser les doigts pour que les nouvelles prévisions de pluie ne viennent pas tout anéantir. La vigilance est plus que jamais de mise.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.