36 ans après Polytechnique : Une mémoire lumineuse mais une colère intacte
Adam David - 2025-12-07 10:59
credit : lemorning.ca (image IA)
Une lueur dans la nuit montréalaise
À 17 h 10 précises — l’heure où les premiers coups de feu ont brisé des vies en 1989 — ces colonnes de lumière se sont dressées. Quatorze d’entre elles, blanches et pures, pour les victimes directes de la tuerie. Et puis, il y en avait une quinzième, rose celle-là. Elle était là pour toutes les autres, celles qui sont tombées sous les coups parce qu’elles étaient des femmes. Une façon de dire que l’histoire, malheureusement, bégaie encore.
Le poids des mots au chalet du Mont-Royal

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Mais ce sont les mots de Catherine Bergeron qui résonnent le plus fort. Sa sœur, Geneviève, est morte là-bas. « Il y a encore tant à faire ! », qu’elle a lancé. Trente-six ans… ça fait un bail, et pourtant, comme elle le dit si bien, on est encore là à se poser des questions. Elle a aussi eu une pensée touchante pour Louis Courville, l’ancien directeur de l’école qui vient de nous quitter. Un autre « phare qui s’éteint », a-t-elle dit. C’est une belle image, triste, mais belle.
Des promesses politiques et des critiques acerbes

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Sauf que Heidi Rathjen, de PolySeSouvient, elle ne l’entend pas de cette oreille. Elle trouve que le gouvernement libéral traîne un peu trop les pieds, notamment sur l’interdiction de la carabine SKS. C’est compliqué, la politique… François Legault, lui, a rappelé le caractère antiféministe de l’attentat. Il a admis que ça a pris du temps pour qu’on ose utiliser ce mot, « féminicide ». Mieux vaut tard que jamais, j’imagine.
Le matin des roses et de l’espoir

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Elle a parlé des rêves de ces jeunes femmes. Elles voulaient devenir ingénieures. C’est simple, non ? Juste faire ce qu’on aime. Maud Cohen a un message inclusif : peu importe qui vous êtes, le génie, c’est pour tout le monde. C’est un beau message d’espoir au milieu du deuil.
La relève étudiante et les chiffres qui font mal
Pendant ce temps, Pierre Poilievre y est allé de son message sur le réseau social X. Mais au-delà des discours, il y a un chiffre qui glace le sang : selon l’Observatoire canadien du féminicide, 137 femmes et filles ont été tuées par des hommes au Canada juste depuis le début de l’année 2025. Ça fait réfléchir, non ?
Conclusion : Ne jamais oublier leurs noms

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Mais ce qu’il faut graver dans nos mémoires, ce sont leurs noms. Elles avaient entre 20 et 31 ans. Elles s’appelaient : Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault, Annie Turcotte et Barbara Klucznik-Widajewicz.
C’est pour elles qu’on porte le ruban blanc. C’est pour elles qu’on continue d’en parler.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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