Malgré un risque de COVID au plus bas depuis 2020, pourquoi le rappel avant Noël reste essentiel
Mathieu Gagnon - 2025-11-30 11:47
credit : lemorning.ca (image IA)
La vieille question du rappel avant les fêtes

credit : lemorning.ca (image IA)
Honnêtement, après presque quatre ans passés à gérer la circulation continue du variant Omicron, et ses vagues estivales distinctes, il est tout à fait normal d’hésiter. Nous avons tous, ou presque, une immunité raisonnable. Soit grâce aux vaccins précédents, soit, avouons-le, à cause de ces fois où le virus nous a rattrapés. Cela ne garantit pas que nous ne tomberons plus malades, non, mais cela réduit considérablement la probabilité d’une maladie grave.
Pourtant, certains groupes, notamment les personnes âgées et celles qui ont des problèmes de santé sous-jacents importants, continuent de courir un risque plus élevé. Pour ces personnes-là, faire une petite mise à jour vaccinale avant de se lancer dans la folie de Noël et les déplacements estivaux, c’est clairement une idée sage. Et ceci est vrai même si le risque global d’attraper le coronavirus est bien inférieur à ce qu’il a été par le passé.
Le risque de COVID est au plus bas, c’est historique
Les chiffres des hospitalisations en Nouvelle-Zélande (selon les données de Te Whatu Ora) montrent cette baisse de manière très nette. Les pics absolument énormes du début de 2022 ont disparu. Aujourd’hui, fin 2025, le niveau de base des admissions à l’hôpital a atteint son point le plus bas depuis quatre ans ! Vraiment, quatre ans. La semaine dernière, on parlait d’environ 30 hospitalisations à l’échelle nationale, un chiffre qui se compare désormais à celui de la grippe à cette période de l’année. C’est tout de même très rassurant.
Le suivi des eaux usées nous dit la même chose. Des traces du virus sont toujours là, détectées partout où on les cherche, mais à des niveaux faibles. On observe de petites ondulations, rien à voir avec les pics violents de la première année d’Omicron. En plus, les résultats du séquençage génomique ne montrent pas l’émergence rapide d’un nouveau sous-variant inquiétant. Le calme avant la tempête ? Peut-être. Mais pour l’instant, c’est le calme.
Pourquoi une dose supplémentaire reste pertinente

credit : lemorning.ca (image IA)
Les Néo-Zélandais plus âgés, les femmes enceintes, ceux qui ont des conditions médicales sous-jacentes importantes, ou un système immunitaire affaibli sont toujours confrontés à un risque nettement plus élevé de conséquences graves. Il ne faut pas l’oublier.
C’est pourquoi il est si important de rester à jour avec la vaccination. Surtout quand on sait que la protection conférée par le vaccin a tendance à diminuer avec le temps. Les niveaux d’anticorps chutent clairement dans les mois suivant une dose ou une infection. Certes, la mémoire immunitaire (qui dure plus longtemps) reste, mais la protection « de première ligne » qui empêche la maladie de devenir grave s’affaiblit, particulièrement chez nos proches les plus vulnérables.
Qui est concerné par le rappel et quel vaccin est disponible

credit : lemorning.ca (image IA)
Le vaccin actuel contre les variants, le Pfizer JN.1, est celui qui est utilisé en Nouvelle-Zélande actuellement. Il offre une bonne immunité contre les souches qui circulent en ce moment. Il est gratuit pour toutes les personnes éligibles.
Vous avez plus de 30 ans ? Alors, vous pouvez recevoir une dose supplémentaire, à condition que six mois se soient écoulés depuis votre dernière vaccination ou votre dernière infection. Prendre un rappel avant la saison des fêtes est donc une mesure très pratique. C’est une manière directe et efficace de réduire les risques pour vous-même, pour votre whānau (votre famille) et pour la communauté en général.
Ne pas oublier les autres infections : le risque de rougeole
La Nouvelle-Zélande a récemment connu des flambées. Même si le risque immédiat semble s’être calmé, il faut deux périodes d’incubation complètes avant de pouvoir déclarer la fin de cette épidémie. Le taux de couverture vaccinale infantile (rougeole, oreillons, rubéole, ou ROR) a glissé vers les 80 %, ce qui est faible ! Dans certaines communautés, c’est même pire.
Quand des voyageurs ramènent des cas, le pays devient vulnérable. Nous avons une grande population de migrants, et certains d’entre eux ne sont pas certains de leur historique vaccinal. Les cliniques identifient des lacunes via des tests sérologiques. Il n’y a absolument aucun mal à recevoir une dose de ROR même si vous êtes déjà immunisé. Donc, une vaccination avant Noël est une précaution vraiment sensée si vous avez le moindre doute sur votre statut.
L’importance des gestes barrières simples, mais efficaces

credit : lemorning.ca (image IA)
À cette période de l’année, la grippe est généralement faible, donc la COVID-19 reste l’une des causes les plus probables d’une maladie respiratoire. Le dépistage est pratique, notamment les tests rapides qui détectent aussi bien la grippe que le VRS.
Et puis, il y a la ventilation. L’été rend plus facile d’ouvrir les fenêtres et les portes, ce qui aide énormément. Et pour les endroits très fréquentés et clos, comme les transports publics, un masque N95 bien ajusté offre une excellente protection. Adopter ces habitudes maintenant permet de réduire le risque pendant les fêtes et d’améliorer notre préparation pour la prochaine pandémie. C’est une forme de citoyenneté, je trouve.
Conclusion : Un petit effort pour une grande sécurité collective

credit : lemorning.ca (image IA)
Oui, les chances de contracter une mauvaise grippe de Noël causée par la COVID sont peut-être plus faibles que jamais auparavant. C’est un fait réjouissant. Mais renforcer votre immunité maintenant, c’est aider à protéger vos familles, vos amis, et l’ensemble du système de santé pendant l’une des périodes les plus chargées de l’année. Pensez-y : une petite piqûre pour une tranquillité d’esprit pendant les fêtes. N’est-ce pas le plus beau des cadeaux ?
Selon la source : medicalxpress.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.