Le « vampire énergétique » : l’opposition féroce de la colombie-britannique au nouveau projet de pipeline
Mathieu Gagnon - 2025-11-28 11:00
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La colère d’eby contre le protocole d’ottawa et de l’alberta
détourner nos yeuxet notre temps d’autres chantiers bien plus avancés. Est-ce qu’on doit vraiment s’épuiser sur un projet qui semble sortir de nulle part?
Concentration sur les projets existants : le plaidoyer pour la c.-b.

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L’opposition sans équivoque des premières nations : la protection de la côte
tout en leur pouvoir pour protéger notre côte contre la menace d’une fuite de pétrole. Pensez-y : pour ces communautés, c’est bien plus qu’un enjeu économique. C’est leur vie, leur culture, l’héritage pour les générations futures. Elles ne veulent absolument pas devenir partenaires financiers d’un projet qui
détruirait tout ce que nous avons construit. C’est une vision pour une côte saine et diversifiée, et les oléoducs, ce n’est visiblement pas ça.
La menace légale et le précédent de trans mountain
Honnêtement, nous l’avons déjà fait avec Trans Mountain et nous avons perdu en Cour,a-t-il dit, concédant qu’Ottawa a le droit constitutionnel d’imposer le pipeline s’il le décide. C’est la dure réalité du pouvoir fédéral.
Un fossé politique entre trahison et nécessité économique

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sans [leur] consentementet presse Eby de rester solidaire des Premières Nations et des travailleurs locaux. C’est un appel clair à la résistance.De l’autre côté de l’échiquier, le chef du Parti conservateur de la C.-B., John Rustad, voit les choses différemment. Il a remercié Carney pour son leadership et a insisté sur la nécessité d’amener le pétrole canadien sur les marchés internationaux. Pour lui, c’est la
bonne chose à faire pour le Canadaet pour la C.-B. Il apprécie aussi que l’entente mentionne la collaboration avec les Premières Nations, même si celles-ci, on l’a vu, n’y sont pas favorables. Difficile de savoir qui a vraiment raison dans ce bras de fer entre économie et environnement, n’est-ce pas?
Le pouls de prince rupert : la communauté dans l’incertitude

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bien informéset
bien placés pour prendre ces décisions. Mais il a souligné que si le projet se concrétisait, un débat
indéniableéclaterait au sein de sa communauté. Qu’est-ce que Prince Rupert y gagnerait, au juste? Et surtout, quelles seraient les protections environnementales réelles? Le maire ne sait pas où cela aboutirait, et cette incertitude est, je crois, le reflet parfait de l’état d’esprit général en Colombie-Britannique.
Conclusion : une bataille qui ne fait que commencer

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En somme, le protocole d’accord entre l’Alberta et Ottawa sur un nouvel oléoduc a immédiatement cristallisé une opposition puissante en Colombie-Britannique. D’un côté, nous avons le premier ministre David Eby, qui qualifie le projet de « vampire énergétique », plaidant pour que les efforts fédéraux se concentrent sur les investissements déjà en cours et appuyés, comme LNG Canada. De l’autre, les Premières Nations côtières, menées par Marilyn Slett, sont prêtes à utiliser toutes les options légales pour protéger leur territoire contre une potentielle fuite de pétrole, affirmant que ce projet n’est pas compatible avec leur vision d’une économie durable.
Bien que le gouvernement de la C.-B. n’envisage pas de lancer sa propre poursuite (ayant déjà perdu sur Trans Mountain), il soutient fermement l’action légale des communautés autochtones. L’opposition politique est divisée, entre ceux qui y voient une trahison et ceux qui y voient une nécessité économique nationale. Clairement, cette bataille pour le pétrole canadien n’est pas terminée, et si ce projet hypothétique prend forme, il promet d’être un bras de fer politique et juridique exténuant pour tout le monde.
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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