Hypertension : L’Angleterre perd pied et revient deux décennies en arrière dans la lutte contre la tension artérielle élevée

Hypertension : L’Angleterre perd pied et revient deux décennies en arrière dans la lutte contre la tension artérielle élevée credit : lemorning.ca (image IA)

Un retour inquiétant aux niveaux du début des années 2000

C’est une nouvelle qui devrait faire sonner l’alarme dans toutes les sphères de la santé publique : selon une analyse exhaustive menée par des chercheurs de la Queen Mary University de Londres, l’Angleterre est en train de gâcher tous les efforts de prévention et de gestion de l’hypertension réalisés au début du siècle. Oui, vous avez bien lu. Après une période d’amélioration notable dans les années 2000, la situation s’est non seulement stabilisée, mais elle a clairement régressé, surtout après la pandémie.Cette étude, qui s’appuie sur les données de plus de 67 000 adultes interrogés entre 2003 et 2021 dans le cadre du Health Survey for England, met en lumière un fait troublant. Nous sommes pratiquement revenus, en 2021, au niveau de détection et de contrôle que nous avions il y a deux décennies. C’est un peu comme si on avait fait un grand pas en avant, pour ensuite glisser de deux pas en arrière. C’est vraiment décourageant, non?

Les années fastes, un souvenir lointain

Il faut se souvenir que tout n’était pas noir. Entre 2003 et 2018, la prévalence de l’hypertension — c’est-à-dire le pourcentage de personnes concernées par la tension artérielle trop haute — a régulièrement diminué, passant de 37,8 % à 33,2 %. Ça, c’était une belle avancée. Pourtant, ce progrès s’est subitement essoufflé après 2018. L’étude, publiée dans BMJ Medicine, montre que le plateau est arrivé, et la descente a commencé.Mais là où le bât blesse vraiment, c’est dans la détection. Le taux de personnes souffrant d’hypertension sans le savoir avait chuté de façon impressionnante, de 32,6 % en 2003 à 23,7 % en 2011. On identifiait mieux les malades. Malheureusement, ce chiffre est remonté en flèche pour atteindre 32,4 % en 2021. C’est terrible ! Cela signifie que l’effort de diagnostic accompli sur une décennie a été purement et simplement effacé. C’est inacceptable pour une nation développée, je trouve.

Cinq millions d’adultes dans le brouillard

Cette régression a des conséquences bien concrètes. Les chercheurs estiment qu’environ cinq millions d’adultes en Angleterre vivent actuellement avec une tension artérielle trop élevée sans qu’elle ait été diagnostiquée. C’est énorme, c’est une bombe à retardement pour nos systèmes de santé !Et même pour ceux qui savent qu’ils sont malades, la situation n’est pas brillante. La proportion de personnes diagnostiquées qui réussissent à contrôler leur tension artérielle est également en baisse. Elle est passée de 63,1 % en 2011 à 56,8 % en 2021. Si vous ajoutez ces chiffres, cela signifie qu’un autre groupe de cinq millions de personnes sont diagnostiquées, mais que leur condition n’est pas maîtrisée. C’est l’un ou l’autre, et dans les deux cas, le cœur est en danger.

Un objectif manqué et un lien direct avec la mortalité

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Le Dr Ajay Gupta, auteur principal de l’étude et consultant en médecine cardiovasculaire, ne mâche pas ses mots. Il rappelle que seulement 38,3 % des hypertendus ont désormais une tension artérielle correctement contrôlée. Tenez-vous bien : si les tendances des années 2000 s’étaient maintenues, cet objectif aurait dû être de 80 %.Ce manque de contrôle est directement lié à la récente augmentation des décès d’origine cardiovasculaire, qui sont, rappelons-le, la principale cause de mortalité en Angleterre. Ce n’est pas une simple coïncidence. La stagnation du contrôle de la pression artérielle suit de près, malheureusement, l’augmentation des décès prématurés liés au cœur. C’est un signal fort pour les responsables politiques, ils doivent agir. Et vite.

Les raisons de cette détérioration post-2011

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Mais pourquoi un tel décrochage ? L’étude identifie plusieurs facteurs qui se sont conjugués, créant une tempête parfaite. Bien sûr, il y a la pandémie de COVID-19. Entre 2019 et 2021, on a noté une détérioration marquée. Comment l’expliquer ? Moins de visites chez le médecin traitant, accès réduit aux soins primaires de routine, et donc, moins d’occasions de prendre la tension. Ça parait bête, mais c’est crucial.Mais l’épidémie n’est pas la seule coupable. Les chercheurs mentionnent aussi des facteurs sociétaux plus larges : la montée de l’obésité, une consommation de sel moyenne toujours trop élevée (il faut l’avouer, on aime bien ça), et un élargissement des inégalités socio-économiques. Et n’oublions pas les troubles de santé mentale dont la prévalence augmente. Tous ces éléments forment un cocktail qui a contribué à miner les progrès réalisés précédemment. Franchement, la santé, c’est un tout, c’est ça qu’il faut comprendre, n’est-ce pas?

Conclusion : Un appel à l’action concertée

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Comment inverser la vapeur ? Les auteurs insistent sur la nécessité d’une action coordonnée. Il ne suffit pas de pointer les problèmes ; il faut des solutions qui tiennent la route. Cela passe par un programme national de réduction du sel renforcé. C’est une évidence, mais cela nécessite un engagement fort de l’industrie agroalimentaire, je suppose.Il faut également améliorer l’accès aux services de diagnostic pour que ces fameux cinq millions de personnes non diagnostiquées puissent être prises en charge rapidement. Enfin, nous avons besoin de stratégies robustes pour aider les gens à mieux suivre leur traitement (l’adhérence aux médicaments, c’est souvent le point faible) et de mettre l’accent sur l’éducation des professionnels de la santé pour éviter « l’inertie thérapeutique » — cette tendance à ne pas intensifier le traitement quand il le faudrait. La santé cardiovasculaire est vitale, et si nous ne réagissons pas maintenant, le prix à payer sera lourd.

Selon la source : medicalxpress.com

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