L’espoir vient de la mer : Les algues peuvent-elles vraiment apaiser la maladie de Crohn ?
Mathieu Gagnon - 2025-11-26 09:22
credit : lemorning.ca (image IA)
La maladie de Crohn, un mal qui s’aggrave
Ces maladies chroniques se manifestent par une inflammation tenace du tube digestif, entraînant des symptômes absolument exténuants : douleurs abdominales intenses, diarrhées sévères, fatigue chronique, ou même des saignements. Il n’est pas exagéré de dire que ces troubles ravagent la qualité de vie de ceux qui en souffrent. C’est un combat quotidien, une lutte sans fin, semble-t-il.
Le défi des traitements actuels : Pourquoi chercher ailleurs ?

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Ce cycle infernal pousse la recherche à regarder au-delà des solutions classiques, à chercher des alternatives plus douces, ou du moins complémentaires, pour venir en aide à ceux qui sont laissés pour compte par les protocoles habituels. C’est une question de persévérance, mais aussi, et peut-être surtout, d’innovation radicale.
L’idée audacieuse : Se tourner vers les algues

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Selon la Dre Dorit Avni du MIGAL Galilee Research Institute, qui coordonne le projet, il s’agit d’utiliser la « biodiversité des micro et macroalgues pour leurs bénéfices nutritionnels et sanitaires » afin de réduire la douleur et la maladie inflammatoire. C’est une démarche logique : si la nature a mis au point des mécanismes de défense dans ces plantes marines, pourquoi ne pas les utiliser à notre avantage ?
Du labo à l’assiette : Assurer la qualité pharmaceutique

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C’est pourquoi les chercheurs utilisent des systèmes de culture sophistiqués en intérieur, avec des contrôles environnementaux très stricts. Un travail de moine, je vous assure ! Ils ont d’abord passé au crible plus de 1000 souches d’algues différentes. Finalement, seulement 150 d’entre elles ont semblé suffisamment prometteuses pour être testées en laboratoire sur des cellules humaines inflammées et des cultures bactériennes. C’est ça, la science sérieuse : un tri drastique.
Tester l’efficacité sur de vrais tissus humains

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Le résultat ? Encourageant ! « Les composés dérivés des algues peuvent exercer des propriétés anti-inflammatoires », a déclaré le Dr Ungaro. Elle ajoute, et c’est essentiel, que ces composés sont bien tolérés par le corps humain. Les chercheurs cherchent maintenant à identifier l’extrait précis qui produit cet effet pour pouvoir développer de nouveaux traitements ou des aliments nutritionnels ciblant les patients MICI.
Vers le « super-aliment » et la double approche

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Le Dr Benoit Queguineur d’Algaia explique qu’ils ne se contentent pas de l’activité anti-inflammatoire. Ils cherchent aussi les effets antibactériens, probiotiques, prébiotiques et antioxydants. « Si nous parvenons à combiner tout cela, nous aurons une sorte de super-aliment », affirme-t-il. C’est exactement ce que font les chercheurs en Irlande : créer des aliments non seulement sains et sûrs, mais aussi délicieux.
L’objectif ultime est donc bien de trouver des composés pour des traitements pharmaceutiques spécialisés, mais aussi de développer des produits alimentaires qui, un jour, pourraient être vendus dans les magasins habituels pour promouvoir la santé intestinale de tous.
Un avenir nutritionnel et thérapeutique

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En fin de compte, l’ambition est double et terriblement humaine : soulager la douleur des patients IBD grâce à des traitements spécifiques, mais aussi offrir au grand public des aliments fonctionnels quotidiens pour une meilleure hygiène de vie digestive. Et si la solution à nos maux de ventre venait tout simplement de la mer ? C’est un bel espoir.
Selon la source : medicalxpress.com
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