Tuberculose : un nouvel espoir de traitement ultra-court grâce au régime SPaL

Tuberculose : un nouvel espoir de traitement ultra-court grâce au régime SPaL credit : lemorning.ca (image IA)

La perspective de dire adieu aux longs mois de traitement

La tuberculose, ou TB, reste une maladie incroyablement difficile à soigner. Pendant des décennies, le protocole standard exigeait des patients d’avaler une combinaison de médicaments, souvent pendant six mois, voire plus, même après la disparition des symptômes. C’est un fardeau, non seulement pour les patients, mais pour leurs familles et les systèmes de santé du monde entier.Mais, écoutez bien cette nouvelle. Des résultats d’essais cliniques de phase II, présentés récemment par TB Alliance, nous donnent un immense espoir. Il semble qu’un nouvel antibiotique prometteur, appelé sorfequiline (TBAJ-876), combiné à deux autres molécules dans un régime connu sous le nom de « SPaL », pourrait sérieusement réduire cette durée de traitement. Franchement, c’est une avancée que beaucoup attendaient.

Le régime SPaL surpasse la concurrence

L’étude en question, nommée NC-009, était un essai clinique de phase II mené dans 22 sites répartis entre l’Afrique du Sud, les Philippines, la Géorgie, la Tanzanie et l’Ouganda. C’est une large couverture, ce qui renforce la crédibilité des résultats. Ce que les chercheurs ont découvert est tout simplement renversant : le régime SPaL, utilisant 100 mg de sorfequiline, a montré une activité supérieure contre la TB par rapport au traitement standard habituel, le HRZE (qui combine l’isoniazide, la rifampine, le pyrazinamide et l’éthambutol).Si cela se confirme, cela signifie concrètement que nous pourrions non seulement traiter la tuberculose active, mais le faire beaucoup plus rapidement. Imaginez ne pas avoir à suivre un traitement pendant six longs mois !

Une meilleure alternative à la Bedaquiline ?

credit : lemorning.ca (image IA)
La sorfequiline n’est pas la première de son genre. Elle appartient à la classe des diarylquinolines, tout comme la bedaquiline, un médicament approuvé en 2012 qui avait déjà marqué un tournant dans le traitement des formes résistantes de la maladie. La bedaquiline était en effet le premier nouvel antibiotique majeur approuvé depuis des décennies, mais, hélas, on a vu récemment apparaître des souches de TB qui y résistent. C’est ça, le cycle incessant de la résistance aux antibiotiques, n’est-ce pas ?L’excitation autour de la sorfequiline est qu’elle pourrait non seulement être plus efficace que la bedaquiline, mais surtout, elle montre un profil de sécurité potentiellement meilleur. Les premières études ont observé peu d’effets secondaires (généralement légers) chez les sujets sains. De plus, elle pourrait traiter les souches qui sont devenues insensibles à l’ancienne génération. C’est un pas de géant pour contrer la résistance.

Un espoir pour l’ultra-court et le BPaL comme tremplin

credit : lemorning.ca (image IA)
Dr. Mel Spigelman, le PDG de TB Alliance, l’a bien dit : l’objectif ultime est de développer un régime « ultra-court » capable de traiter toutes les formes de tuberculose, qu’elles soient sensibles ou résistantes aux médicaments. On est en bonne voie, semble-t-il.Il ne faut pas oublier le rôle crucial du régime BPaL (Bedaquiline, Pretomanid et Linezolid). Ce régime avait déjà permis de réduire la durée du traitement pour la plupart des TB résistantes à six mois, là où il fallait autrefois jusqu’à deux ans et plus d’une vingtaine de pilules par jour. Cela a déjà sauvé, estime-t-on, environ 11 000 vies et 100 millions de dollars à l’échelle mondiale. Le nouveau régime SPaL s’appuie clairement sur ce succès pour aller encore plus loin dans la simplification.

Ce qui nous attend : Phase III et une injection d’un mois ?

credit : lemorning.ca (image IA)
La recherche ne s’arrête jamais. La prochaine étape, et non des moindres, est de lancer un essai de phase III en 2026. Pour cela, TB Alliance est en train de renforcer ses partenariats avec des pays où le fardeau de la TB est particulièrement lourd, comme l’Inde, la Chine, l’Indonésie, le Brésil et l’Afrique du Sud. C’est indispensable pour garantir que si le médicament est approuvé, il sera accessible rapidement.Mais il y a une idée qui me laisse bouche bée : TB Alliance envisage même de délivrer un régime à base de sorfequiline sous forme d’injection à action prolongée (LAI). Oui, une injection ! Une telle formulation pourrait, tenez-vous bien, réduire la durée du traitement à aussi peu qu’un mois. Un mois, pour une maladie qui demandait parfois deux ans de torture médicamenteuse. C’est presque de la science-fiction, mais c’est ce que la science promet de livrer.

L’éradication à portée de main

credit : lemorning.ca (image IA)

Il est facile d’oublier à quel point la TB est une menace mondiale. Elle est tenace, elle nécessite une discipline de fer dans le traitement et elle se nourrit des protocoles obsolètes. Le besoin de nouveaux régimes thérapeutiques était et reste urgent.

Les résultats du SPaL nous rappellent que les investissements dans la recherche pour des maladies trop souvent « négligées » portent leurs fruits. Grâce à des avancées comme la sorfequiline et le travail acharné de TB Alliance, nous nous rapprochons de l’objectif de traitements simples, oraux, et incroyablement courts pour toutes les formes de TB. Si l’essai de Phase III est un succès, cela pourrait marquer le début de la fin pour la tuberculose en tant que menace majeure pour la santé mondiale. C’est, sans aucun doute, un moment historique.

Selon la source : medicalxpress.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.