Petits changements, grandes fêtes : comment rendre les célébrations plus saines et joyeuses
Mathieu Gagnon - 2025-11-15 03:23
credit : lemorning.ca (image IA)
Le Secret, c’est de ne pas tout changer

Le Pennington Biomedical Research Center, un centre de recherche très sérieux, partage justement quelques conseils vraiment pratiques pour que l’on puisse profiter pleinement de la saison sans s’en faire une maladie. Leur message, c’est de se concentrer sur les « petits changements » (ou « Small Shifts »), parce que, figurez-vous, des ajustements modestes dans notre façon d’aborder la nourriture, le mouvement ou même la pleine conscience ont un impact considérable sur notre énergie et notre bien-être global.
Comme l’a si bien dit le Dr. John Kirwan, le directeur général du centre : « Les repas de fêtes sont synonymes de joie, de connexion et de tradition. » Il ajoute, et c’est là que ça devient intéressant, que ces petits changements peuvent vraiment faire la différence dans la façon dont vous vous sentez, non seulement pendant, mais aussi après les célébrations. Il n’est pas question de régime draconien, juste de bon sens, je suppose.
Lutter contre le gaspillage, la première petite victoire

La prévention, c’est la clé, vraiment. Cela commence avant même de faire les courses. Faites une liste d’achat réfléchie, planifiez vos repas en vous basant sur ce que vous avez déjà dans le frigo ou le garde-manger. Une astuce toute simple, mais que l’on oublie trop souvent : si vous préparez votre repas de fête, n’hésitez pas à réutiliser les parures de légumes ou les os pour faire un bon bouillon maison. Et surtout, étiquetez et congelez immédiatement les surplus ! Achetez uniquement ce dont vous avez besoin, peut-être en choisissant des formats plus petits, et s’il y a des restes, eh bien, réutilisez-les. Ce qui ne peut vraiment pas être mangé peut toujours être composté. C’est un petit effort qui a une grande portée éthique, en plus de nous faire économiser de l’argent.
Le secret pour un bon départ : ne sautez jamais le petit-déjeuner

Une des habitudes les plus simples à modifier, selon le Dr. Jacob Mey, est celle du petit-déjeuner. Il dirige le laboratoire MENU (oui, ça ne s’invente pas : Mitochondrial Energetics and Nutrient Utilization Laboratory). Et son conseil est clair : commencez votre journée avec un repas plus petit que d’habitude, mais équilibré.
Je sais ce que vous allez penser : « Je saute le petit-déjeuner pour avoir plus faim au grand repas de midi ! » Grossière erreur. Le Dr. Mey insiste sur le fait que sauter complètement des repas pourrait, au contraire, provoquer une « suralimentation excessive » plus tard, quand vous serez face au festin tant attendu. Mieux vaut donner au corps des grains entiers, des fruits, des légumes et des protéines maigres le matin. Ça permet de stabiliser l’énergie et d’éviter cette sensation de faim incontrôlable qui nous pousse à nous jeter sur tout ce qui passe.
La fameuse « Méthode de l’Assiette » pour l’équilibre

Quand arrive enfin le moment de passer à table pour le grand repas, comment faire pour ne pas se sentir submergé par toutes ces options délicieuses ? C’est là que Kate Blumberg, diététicienne de recherche au Pennington, nous donne un outil visuel génial : la « méthode de l’assiette ». C’est une façon simple d’assurer l’équilibre sans se priver.
L’idée, c’est de diviser virtuellement votre assiette en trois parties principales. Vous devriez remplir la moitié de votre assiette avec des légumes et des fruits. Ensuite, un quart sera dédié aux protéines maigres, et le dernier quart seulement aux grains ou aux féculents. C’est facile à retenir, non ?
De plus, faire quelques substitutions intelligentes peut sauver des centaines de calories sans même s’en rendre compte, ni sacrifier le goût. Pensez-y : optez pour des légumes rôtis simples plutôt que ces fameuses casseroles crémeuses pleines de beurre. Ou bien, choisissez une patate douce simplement cuite au four plutôt que la version sucrée recouverte de marshmallows. Ces petits choix s’additionnent vite. Comme le dit Blumberg, « de cette façon, vous n’abuserez pas des gâteries de Noël plus caloriques ».
Ralentir, savourer, discuter

Mais l’assiette n’est qu’une partie de l’équation. La façon dont on mange est tout aussi importante que ce que l’on mange. Pour gérer les portions et surtout, pour vraiment *apprécier* son repas, le Dr. Mey nous conseille de pratiquer l’alimentation consciente (ou mindful eating). C’est-à-dire, ralentir. Nous, les humains, nous avons cette fâcheuse habitude de dévorer notre repas en cinq minutes quand on est en bonne compagnie ou qu’on est très excité par la nourriture.
L’astuce simple qu’il propose, c’est de déposer sa fourchette entre chaque bouchée. Oui, entre chaque bouchée ! Non seulement cela oblige à ralentir, mais cela vous encourage à engager la conversation avec les amis et la famille autour de la table. C’est une excellente façon d’intégrer le repas dans le moment social, de se connecter véritablement et de laisser le temps à l’estomac d’envoyer le signal de satiété au cerveau.
Le mouvement : après le repas, pas après la sieste

Après l’abondance du repas, on a souvent envie de s’écrouler sur le canapé, n’est-ce pas ? Mais c’est exactement là qu’il faut résister. Le mouvement, même léger, compte énormément.
Une simple promenade de dix minutes à un rythme soutenu après le dîner, ce n’est pas grand-chose, et pourtant, cela peut vraiment aider. Ça aide à abaisser les pics de sucre dans le sang, ça améliore la digestion et ça combat cette lourde fatigue post-repas. Intégrer l’activité physique à la tradition familiale, comme une balade après le dîner ou un petit jeu amical dehors, rappelle que les habitudes saines sont aussi des sources de joie. C’est bien plus amusant qu’une sieste forcée !
Un seul pas suffit, vraiment

Rappelez-vous une chose essentielle, et c’est peut-être le point le plus important : un seul repas copieux ou une journée d’indulgence n’effacera jamais des mois d’efforts et d’habitudes saines. Ce qui compte, c’est de revenir à l’équilibre et de garder un état d’esprit positif, sans se flageller. Le Dr. Kirwan résume parfaitement l’idée : « Même un ou deux de ces petits changements peuvent faire la différence. Le but est de bâtir des habitudes saines qui durent au-delà des vacances. » Alors, allons-y doucement, mais sûrement.
Selon la source : medicalxpress.com
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