La fin du ‘shutdown’ ne suffit pas : des scientifiques demandent 47,2 milliards pour sécuriser le financement du NIH
Mathieu Gagnon - 2025-11-15 07:48
credit : lemorning.ca (image IA)
Quand le chaos politique frappe la recherche

C’est le comble après une année entière marquée par une incertitude budgétaire permanente, avec des gels de financement et des subventions purement et simplement annulées. Avec le *shutdown*, le National Institutes of Health (NIH), l’institution fédérale responsable de soutenir la recherche médicale, a été tout bonnement incapable d’examiner les propositions de subventions que des scientifiques de tout le pays attendaient.
La précarité du financement et la menace Trump

Pourquoi tant d’inquiétude ? Parce qu’en plus de tout cela, l’ancien président Donald Trump avait proposé une nouvelle vague de coupes budgétaires majeures au NIH pour le prochain exercice. Ces menaces de réduction ne font qu’ajouter à la pression déjà insoutenable.
L’arrêt complet des travaux en cours

« Tout est arrivé à un arrêt complet », a-t-il déclaré, frustré. Quand on sait que ces recherches visent à sauver des vies, ce manque de continuité est plus qu’un simple désagrément. C’est un risque pour la santé publique, non ?
La coalition demande 47,2 milliards de dollars : le contraire des coupes

En août, cette « Pennsylvania Ad Hoc NIH Funding Advocacy Coalition » avait déjà demandé aux représentants de Pennsylvanie de voter pour accorder 47,2 milliards de dollars au NIH pour le prochain exercice fiscal. C’était une façon de suivre l’exemple de leurs collègues du Sénat. Cette somme permettrait d’augmenter le financement du NIH de 400 millions de dollars, au lieu de le réduire de 40%, comme Trump l’avait si dangereusement proposé.
Les grands noms se mobilisent, même en coulisses
Les responsables de Penn ont expliqué dans une déclaration qu’ils avaient signé d’autres lettres similaires et qu’ils poursuivaient leur « plaidoyer direct » sur la question. CHOP, de son côté, a insisté sur le fait que préserver le financement du NIH était « d’une importance critique ». Leurs responsables et cliniciens se sont même rendus à Washington, D.C., la semaine dernière pour rencontrer les législateurs.
L’important, c’est que, quelle que soit la méthode choisie, la communauté reste unie : « Peu importe la manière dont nous plaidons, nous sommes toujours aux côtés de l’ensemble de la communauté de la recherche biomédicale pour demander les fonds nécessaires pour sauver des vies et guérir des maladies », a affirmé l’hôpital dans un communiqué. C’est rassurant, n’est-ce pas ?
La recherche, une question qui dépasse les partis

« Ce n’est pas un problème d’État rouge ou d’État bleu. Il s’agit de la santé de tout le monde dans le Commonwealth », martèle-t-il. Il a raison. Il a aussi souligné à quel point cette année d’imprévisibilité totale sur les sources de financement a été épuisante pour les scientifiques. Tout le monde aspire juste à un peu de « prévisibilité » ; à retrouver une « norme », un résultat attendu pour un processus qui dure depuis des décennies. Franchement, est-ce trop demander ?
Un appel à la collaboration entre élus

Il rappelle l’importance de la Pennsylvanie, un État qui regorge d’institutions universitaires couvrant tant d’aspects de l’éducation, de la formation et, bien sûr, de la recherche. « Nous voulons vraiment que les élus des deux côtés de l’allée travaillent ensemble comme nous le faisons », a-t-il conclu. C’est un appel simple mais puissant à l’unité au service du bien commun.
Retrouver la stabilité pour sauver des vies
Ils ont besoin que le Congrès accorde les 47,2 milliards de dollars requis pour le NIH. Ce n’est qu’en garantissant cette stabilité que la recherche biomédicale pourra continuer son travail essentiel, loin de l’imprévisibilité politique. Sans ces fonds sécurisés, c’est le progrès médical et, en bout de ligne, le salut des vies humaines qui est mis en péril. Espérons que les élus sauront entendre cet appel.
Selon la source : medicalxpress.com
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.