La fin du ‘shutdown’ ne suffit pas : des scientifiques demandent 47,2 milliards pour sécuriser le financement du NIH

La fin du ‘shutdown’ ne suffit pas : des scientifiques demandent 47,2 milliards pour sécuriser le financement du NIH credit : lemorning.ca (image IA)

Quand le chaos politique frappe la recherche

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Ah, l’instabilité… Qui n’en a pas marre ? La recherche scientifique, surtout, est à bout. Le récent *shutdown* du gouvernement fédéral, qui a établi un record, a mis un énième bâton dans les roues d’institutions cruciales comme le Wistar Institute.

C’est le comble après une année entière marquée par une incertitude budgétaire permanente, avec des gels de financement et des subventions purement et simplement annulées. Avec le *shutdown*, le National Institutes of Health (NIH), l’institution fédérale responsable de soutenir la recherche médicale, a été tout bonnement incapable d’examiner les propositions de subventions que des scientifiques de tout le pays attendaient.

La précarité du financement et la menace Trump

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Ce n’est pas uniquement le *shutdown* qui inquiète. Le financement fédéral est précaire, terriblement précaire, et l’instabilité est devenue la nouvelle norme. Le président et PDG de Wistar, Dario Altieri, a avoué être profondément préoccupé par l’avenir de son institut de recherche biomédicale basé à Philadelphie.

Pourquoi tant d’inquiétude ? Parce qu’en plus de tout cela, l’ancien président Donald Trump avait proposé une nouvelle vague de coupes budgétaires majeures au NIH pour le prochain exercice. Ces menaces de réduction ne font qu’ajouter à la pression déjà insoutenable.

L’arrêt complet des travaux en cours

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M. Altieri a expliqué que même si le Wistar Institute n’avait pas été significativement impacté par les coupes initiales au début de l’année, le moment où le gouvernement fédéral s’est arrêté a créé un véritable chaos administratif. Des propositions de subventions sur lesquelles les scientifiques de Wistar comptaient ont tout simplement « langui » sur les bureaux, sans possibilité d’être examinées. Imaginez des mois de travail mis en attente à cause de décisions politiques…

« Tout est arrivé à un arrêt complet », a-t-il déclaré, frustré. Quand on sait que ces recherches visent à sauver des vies, ce manque de continuité est plus qu’un simple désagrément. C’est un risque pour la santé publique, non ?

La coalition demande 47,2 milliards de dollars : le contraire des coupes

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Mais ils ne restent pas les bras croisés. Maintenant que le *shutdown* est terminé, Altieri et ses homologues se sont mobilisés. Ils dirigent une coalition d’institutions de recherche et d’organisations de défense de la science à l’échelle de la Pennsylvanie. Leur message est clair : ils exhortent les législateurs fédéraux à s’engager formellement à financer le NIH alors que les pourparlers budgétaires reprennent.

En août, cette « Pennsylvania Ad Hoc NIH Funding Advocacy Coalition » avait déjà demandé aux représentants de Pennsylvanie de voter pour accorder 47,2 milliards de dollars au NIH pour le prochain exercice fiscal. C’était une façon de suivre l’exemple de leurs collègues du Sénat. Cette somme permettrait d’augmenter le financement du NIH de 400 millions de dollars, au lieu de le réduire de 40%, comme Trump l’avait si dangereusement proposé.

Les grands noms se mobilisent, même en coulisses

La première lettre avait rallié des institutions majeures, notamment l’Université de Pennsylvanie (Penn) et le Children’s Hospital of Philadelphia (CHOP), aux côtés de Wistar. Mais tenez-vous bien : ces deux poids lourds n’ont pas signé la deuxième lettre envoyée récemment. Est-ce qu’ils se retirent du combat ? Non, je ne crois pas.

Les responsables de Penn ont expliqué dans une déclaration qu’ils avaient signé d’autres lettres similaires et qu’ils poursuivaient leur « plaidoyer direct » sur la question. CHOP, de son côté, a insisté sur le fait que préserver le financement du NIH était « d’une importance critique ». Leurs responsables et cliniciens se sont même rendus à Washington, D.C., la semaine dernière pour rencontrer les législateurs.

L’important, c’est que, quelle que soit la méthode choisie, la communauté reste unie : « Peu importe la manière dont nous plaidons, nous sommes toujours aux côtés de l’ensemble de la communauté de la recherche biomédicale pour demander les fonds nécessaires pour sauver des vies et guérir des maladies », a affirmé l’hôpital dans un communiqué. C’est rassurant, n’est-ce pas ?

La recherche, une question qui dépasse les partis

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Altieri, lui, a bel et bien signé la dernière lettre de la coalition *ad hoc*, rejoint par l’American Association for Cancer Research et d’autres centres de recherche de renom. Pour lui, ce financement est un enjeu qui doit absolument échapper aux querelles partisanes. Il en est certain : il n’y a pas de désaccord ici.

« Ce n’est pas un problème d’État rouge ou d’État bleu. Il s’agit de la santé de tout le monde dans le Commonwealth », martèle-t-il. Il a raison. Il a aussi souligné à quel point cette année d’imprévisibilité totale sur les sources de financement a été épuisante pour les scientifiques. Tout le monde aspire juste à un peu de « prévisibilité » ; à retrouver une « norme », un résultat attendu pour un processus qui dure depuis des décennies. Franchement, est-ce trop demander ?

Un appel à la collaboration entre élus

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C’est une belle image que Dario Altieri veut faire passer : il espère sincèrement que les législateurs vont prendre exemple sur la communauté scientifique elle-même. Si seulement les politiciens pouvaient collaborer autant que les chercheurs !

Il rappelle l’importance de la Pennsylvanie, un État qui regorge d’institutions universitaires couvrant tant d’aspects de l’éducation, de la formation et, bien sûr, de la recherche. « Nous voulons vraiment que les élus des deux côtés de l’allée travaillent ensemble comme nous le faisons », a-t-il conclu. C’est un appel simple mais puissant à l’unité au service du bien commun.

Retrouver la stabilité pour sauver des vies

En fin de compte, l’enjeu dépasse largement les querelles budgétaires et les interruptions de service. Après un *shutdown* qui a tout figé, et face aux menaces de coupes massives (n’oublions pas les 40% proposés), la communauté scientifique, menée par des institutions vitales comme Wistar, demande un engagement ferme et rapide.

Ils ont besoin que le Congrès accorde les 47,2 milliards de dollars requis pour le NIH. Ce n’est qu’en garantissant cette stabilité que la recherche biomédicale pourra continuer son travail essentiel, loin de l’imprévisibilité politique. Sans ces fonds sécurisés, c’est le progrès médical et, en bout de ligne, le salut des vies humaines qui est mis en péril. Espérons que les élus sauront entendre cet appel.

Selon la source : medicalxpress.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.