Courir sans bobos : le secret des coureurs amateurs est-il dans l’oreiller ?
Adam David - 2025-11-11 17:26
credit : lemorning.ca (image IA)
Le lien inattendu entre la course à pied et le dodo

Une nouvelle étude, menée par le professeur Jan de Jonge de l’Université de technologie d’Eindhoven (Pays-Bas) et de l’Université d’Australie du Sud, vient de jeter un pavé dans la mare. Elle montre, de manière assez éloquente, que si votre nuit a été courte ou mauvaise, votre risque de vous blesser sur le macadam ou les sentiers augmente de façon spectaculaire. Qui l’eût cru ? On parle souvent d’étirements ou de nutrition, mais le sommeil ? Il semblerait que ce soit l’ingrédient secret le plus négligé.
Le risque d’être blessé : des chiffres qui font réfléchir

Pour cette étude, les chercheurs ont interrogé 425 coureurs amateurs. Et les résultats sont… frappants. Le professeur de Jonge affirme que ceux qui signalaient une durée de sommeil plus courte, une mauvaise qualité de sommeil ou des problèmes d’endormissement étaient près de deux fois plus susceptibles de se blesser. Précisément ? Les mauvais dormeurs avaient 1,78 fois plus de chances de signaler des blessures, avec une probabilité globale de 68 % de subir un pépin sur une période de douze mois. C’est un rappel ferme, il faut l’avouer : se reposer est aussi crucial que s’entraîner dur.
Pourquoi le sommeil est le vrai carburant (pas seulement les pâtes)

C’est pendant que nous dormons que le corps et l’esprit peuvent vraiment récupérer et s’adapter aux exigences de l’entraînement. Sans un repos suffisant, la capacité de notre organisme à réparer les tissus musculaires, à réguler les hormones (qui jouent un rôle clé dans la récupération, je suppose), et même à maintenir une bonne concentration, diminue. Et quand la concentration diminue, hop, le risque de blessure augmente. C’est mécanique, non ?
Plus qu’une question de quantité : la qualité compte double

Les coureurs qui rencontraient des problèmes récurrents – par exemple, ceux qui avaient du mal à s’endormir, qui se réveillaient fréquemment la nuit, ou qui ne se sentaient pas reposés en se levant le matin – étaient particulièrement exposés. Finalement, la quantité fournit le socle, c’est vrai (on vise sept à neuf heures par nuit, au minimum), mais la qualité doit absolument suivre. À quoi bon rester huit heures si la moitié du temps vous êtes en train de vous retourner ?
Les implications pratiques pour les athlètes du dimanche

Le sommeil ne doit plus être une pensée après coup, une chose qu’on rattrape le week-end, mais une priorité de performance. Il faut être rigoureux là-dessus. Les experts recommandent des mesures toutes simples, mais efficaces :
- Avoir des heures de coucher et de lever régulières (même le samedi !)
- Réduire au maximum l’utilisation des écrans avant de dormir.
- Limiter l’alcool et la caféine en soirée.
- S’assurer que la chambre est calme et fraîche.
Ces petites habitudes peuvent faire toute la différence entre une saison sans bobos et une saison passée chez le kinésithérapeute, croyez-moi.
Mettre le sommeil sur un piédestal

Alors la prochaine fois que vous vous apprêtez à chausser vos baskets, demandez-vous si vous avez vraiment donné à votre corps ce dont il a besoin : un bon gros dodo réparateur. C’est la meilleure assurance contre les blessures et, franchement, le sommeil est bien plus agréable qu’une séance d’électrostimulation.
Selon la source : medicalxpress.com
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