Un protocole simple peut réduire de moitié la mortalité liée à un effet secondaire rare du Metformin
Mathieu Gagnon - 2025-11-09 03:36
credit : lemorning.ca (image IA)
La peur de l’effet secondaire rare

La MALA, c’est lorsque le corps accumule trop d’acide lactique. C’est dangereux, voire mortel. Mais figurez-vous que des chercheurs en Thaïlande viennent de mettre au point et de tester un protocole de traitement qui, semble-t-il, pourrait changer la donne. Ils ont présenté leurs travaux prometteurs lors de la récente ASN Kidney Week 2025.
Le protocole de la dernière chance : la dialyse immédiate

Quand je dis dialyse, cela inclut plusieurs options : l’hémodialyse intermittente classique, la thérapie de remplacement rénal continue, ou même la dialyse péritonéale. L’important, c’est que le traitement soit lancé sans attendre. On parle d’une condition sensible au temps, n’est-ce pas ? Chaque minute compte.
L’expérience comparée : la preuve par les chiffres thaïlandais

Au total, 347 cas de MALA ont été étudiés. Rien que le nombre est important, 347 vies impactées. À l’MNRH, ils ont observé 70 cas avant l’intervention et 129 après. L’hôpital BH, lui, en a géré 148 sur la même période sans le protocole standardisé.
Une réduction spectaculaire de la mortalité

Et pendant ce temps, à l’hôpital Burirum (BH) qui n’avait pas le protocole ? Le taux de mortalité est resté désespérément stable, passant de 27,2 % à 30 %. Cela prouve, si besoin était, l’impact direct de la standardisation des soins sur des urgences vitales. L’étude a même montré une tendance à la baisse constante de la mortalité à MNRH, avec une réduction trimestrielle de -2,08 %.
Le temps perdu, c’est la vie perdue : le délai réduit

Avant l’application du protocole à MNRH, ce délai était en moyenne de 870 minutes. Faites le calcul : c’est presque 14 heures et demie d’attente ! Après l’intervention, ce temps a été réduit à 690 minutes, soit 11 heures et demie. Gagner trois heures dans une urgence vitale comme la MALA, c’est énorme, absolument vital.
La sensibilisation, l’autre grande victoire

Quand on sait mieux reconnaître le problème et qu’on a une procédure claire à suivre, on réagit forcément plus vite et mieux. C’est une leçon qu’on devrait appliquer dans beaucoup d’autres domaines de la médecine, non ? Réduire la variation dans les soins est essentiel.
Un modèle à adopter partout

Selon lui, les « voies de dialyse accélérées » (fast-track dialysis pathways) doivent être adoptées pour toutes les conditions où le temps est compté, comme la MALA. La flexibilité dans l’utilisation de toutes les modalités de dialyse (intermittente, continue, péritonéale) garantit un traitement rapide et efficace. C’est une excellente nouvelle pour la gestion du diabète, qui, je l’espère, sera rapidement appliquée dans nos propres hôpitaux.
Selon la source : medicalxpress.com
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