La fonction publique parle plus fort : le nombre de dénonciations d’actes répréhensibles fait un bond de 28 % à l’UPAC

La fonction publique parle plus fort : le nombre de dénonciations d’actes répréhensibles fait un bond de 28 % à l’UPAC credit : lemorning.ca (image IA)

Quand le silence se brise enfin

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C’est une nouvelle qui devrait nous rassurer, du moins un peu, sur la santé de nos institutions. L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a publié son rapport annuel 2024-2025, et ce qu’on y lit, c’est que les Québécois — et surtout ceux qui travaillent pour l’État — sont de moins en moins frileux à l’idée de pointer du doigt ce qui ne tourne pas rond. C’est vrai, il faut du courage pour dénoncer!

Les chiffres sont assez éloquents : l’UPAC a enregistré 575 dénonciations durant l’exercice financier, ce qui représente une augmentation assez spectaculaire de 28 % par rapport à l’année précédente. Est-ce que cela veut dire qu’il y a plus de corruption ou qu’on est simplement plus vigilants? C’est la question que je me pose.

Le secteur public, source d’information clé

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Ce qui est particulièrement intéressant, c’est de voir d’où viennent ces dénonciations. Près du quart proviennent directement du secteur public. Ce sont donc des fonctionnaires, des employés qui sont aux premières loges des magouilles potentielles, qui prennent leur responsabilité au sérieux. Franchement, chapeau.

Et ça, ce n’est pas juste du vent! L’UPAC nous dit que les plaintes issues de la fonction publique ont permis d’ouvrir une enquête dans un impressionnant 76 % des cas. C’est un taux de succès énorme. Cela prouve que lorsque les gens à l’intérieur des murs osent parler, c’est souvent pour des raisons sérieuses et bien fondées, et non de simples rumeurs.

La corruption change de visage : plus discrète et complexe

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Vincent Richer, le commissaire à la lutte contre la corruption, l’a bien dit : « Plus on reçoit de dénonciations, plus on peut bien faire notre travail. » C’est logique, n’est-ce pas? Mais il a aussi souligné un changement important dans la manière dont ces fraudes se déroulent. Les fameux stratagèmes de corruption sont devenus beaucoup plus complexes.

Fini, semble-t-il, le temps où l’argent circulait au grand jour, où « tout le monde savait ce qu’il se passait ». Aujourd’hui, les opérations se font au sein de groupes restreints. Il faut être un initié pour comprendre ce qui se passe vraiment. C’est pour cela que l’UPAC insiste tant : elle a besoin de l’œil du public, car les preuves ne sont plus aussi évidentes qu’avant, elles sont enterrées sous des couches de complexité administrative, je suppose.

Pourquoi cette hausse soudaine des plaintes?

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Alors, pourquoi les gens sont-ils plus enclins à dénoncer? Selon M. Richer, la sensibilisation et les formations offertes par l’UPAC y sont pour beaucoup. Ça semble logique. Si vous savez comment dénoncer sans risquer votre emploi et que vous comprenez que votre plainte sera prise au sérieux, vous franchirez plus facilement le pas. C’est une question de confiance dans le système.

On ne veut plus que les gens se sentent seuls ou impuissants face à des situations qui leur semblent inacceptables. L’idée, c’est d’assurer aux gens qu’il y a un mécanisme fiable pour traiter ces informations. Et franchement, voir que 76 % des plaintes du secteur public se transforment en enquêtes, c’est la preuve que ce travail de sensibilisation fonctionne.

Des accusations concrètes et des condamnations

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Bien sûr, les dénonciations c’est une chose, mais est-ce que ça mène à quelque chose? Oui, absolument. En 2024-2025, ce sont 20 enquêtes qui ont abouti à des accusations criminelles. C’est le résultat direct du courage des dénonciateurs et du travail d’enquête.

Au total, 84 individus et 30 personnes morales (des entreprises ou des organisations, pour simplifier) ont été accusés en matière pénale. Et plus loin dans le processus judiciaire, 16 individus ont finalement été condamnés. Cela prouve que le système fonctionne, même si le chemin est long et parfois frustrant, j’imagine, pour ceux qui attendent justice.

L’intelligence artificielle face aux montagnes de documents

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Le grand défi actuel de l’UPAC, c’est la quantité astronomique de documents à analyser. Quand ils font une perquisition, ils se retrouvent avec des centaines de milliers de dossiers. Imaginez la paperasse!

Dans l’enquête sur le fameux système SAAQclic, on parle de 100 000 dossiers saisis. C’est impossible à trier rapidement à la main, n’est-ce pas? C’est pourquoi le commissaire Richer dit vouloir développer des outils d’intelligence artificielle (IA). L’objectif n’est pas de remplacer les enquêteurs, mais d’être « plus efficient », d’accélérer la recherche d’informations cachées.

Les défis de la sécurité informatique

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Bien sûr, utiliser l’IA vient avec son lot d’inquiétudes, surtout quand on manipule des informations « extrêmement sensibles ». La sécurité de l’information est primordiale.

M. Richer a mentionné les défis liés à l’infonuagique (le fameux ‘cloud’). On ne veut pas que des données ultraconfidentielles se promènent partout sur internet, je suppose. Heureusement, il souligne qu’ils travaillent avec des universités et des partenaires pour développer des solutions d’IA qui pourraient être plus locales, c’est-à-dire qui n’auraient pas besoin d’aller dans le ‘cloud’ pour fonctionner. C’est une approche prudente et nécessaire pour garantir la confidentialité des enquêtes.

Conclusion : le rôle essentiel de la vigilance collective

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En fin de compte, ce rapport nous rappelle une chose essentielle : la lutte contre la corruption est une affaire collective. L’augmentation des dénonciations, surtout celles qui proviennent des fonctionnaires, est un signal fort que la culture du silence est en train de s’estomper. Même si les stratagèmes de fraude deviennent plus complexes et nécessitent l’aide de l’intelligence artificielle pour être décortiqués, c’est toujours le courage d’une personne qui démarre l’enquête.

Il est encourageant de voir que l’UPAC prend ces plaintes au sérieux (avec ce taux de 76 % d’enquêtes lancées dans le secteur public!). Continuer à former et à sensibiliser, c’est la clé pour maintenir cette vigilance et s’assurer que ceux qui tentent de profiter du système soient mis face à leurs responsabilités. Le message est clair : si vous voyez quelque chose, vous devez en parler.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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